Voir avec son cœur

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Le mois de Tevet est associé au sens de la vue, nous disent les Sages.

La vue peut nous sembler être un sens descriptif. Nous pouvons croire qu’il est facile de nous accorder sur ce que nous voyons. Pourtant, les exemples ne manquent pas pour prouver qu’il n’y a pas qu’une façon universelle de voir un évènement. Bien sûr, nous pouvons décrire un fait de façon factuelle et nous arrêter là. Mais l’événement décrit est teinté par nos émotions, nos midot en jeu sur le moment et l’événement devient alors interprétation. Non pas que ce que nous percevons soit faux mais, soyons honnêtes, plutôt subjectif. Nous avons chacun et chacune notre prisme de lecture, nos lunettes bien à nous. 

 

Parmi tous ces prismes de lecture, il y en a un, par contre, qui permet une vision particulière. Il s’agit de la vision du coeur. Cette vision permet d’observer l’évènement avec ce qui s’y cache de plus profond, de non dit ou de mal exprimé, avec plus d’intériorité, de chaleur et de coeur. 

 

*Le נפש החיים, nous parle de la חכמת לב, l’intelligence du coeur, l’intelligence de lire le cœur.*

 

En tant qu’épouse, mère, fille, amie, collègue, etc. nous sommes confrontées à des situations diverses (une amie qui ne nous appelle plus depuis plusieurs mois, un enfant qui crie à la moindre contrariété, etc) que nous pouvons juste voir et juger superficiellement. Pire, nous pouvons y réagir avec rancune/colère/etc. Ne s’agirait-il pas plutôt de donner un éclairage autre, de la profondeur, à ce que nous voyons? N’ y a-t-il pas un besoin sous-jacent, une tristesse enfouie, une demande particulière qui animent les personnes qui réagissent de la sorte? Que puis je lire derrière ces comportements ? Que puis je voir avec mon coeur? 

*Voir avec son coeur c’est également se défocaliser: le sujet ce n’est plus nous ( avec notre sentiment de rejet quand une amie se fait distante, notre sentiment d’échec face à un enfant qui crie, etc) mais bien la personne en face : ce qu’elle vit, ce qu’elle ressent, la raison de son comportement.* Regarder avec son coeur c’est passer en mode « donneuse ».

Cette nouvelle vision, celle du coeur, est porteuse d’échanges productifs, de compréhension, de paix.

 

Puissions nous toutes réussir à faire glisser « nos lunettes des yeux vers le coeur » pour observer et comprendre ceux qui nous entourent avec encore plus de compréhension et de tendresse bzH.

 

 

Ou  v2 a comparer

 

Voir avec son coeur*

 

Le mois de Tevet est associé au sens de la vue, nous disent les Sages.

La vue peut nous sembler être un sens descriptif. Nous pouvons croire qu’il est facile de nous accorder sur ce que nous voyons. Pourtant, les exemples ne manquent pas pour prouver qu’il n’y a pas qu’une façon universelle de voir un évènement. Bien sûr, nous pouvons décrire un fait de façon factuelle et s’en arrêter là. Mais l’événement décrit est souvent teinté par nos émotions, nos midot en jeu sur le moment et l’événement devient alors interprétation. Non pas que ce que nous percevons soit faux mais, soyons honnêtes, plutôt subjectif. Nous avons chacun et chacune notre prisme de lecture, nos lunettes bien à nous. 

 

Parmi tous ces prismes de lecture, il y en a un, par contre, qui permet une vision particulière. Il s’agit de la vision du coeur. Cette vision permet d’observer l’évènement avec ce qui s’y cache de plus profond, de non dit ou de mal exprimé, avec plus d’intériorité, de chaleur et de coeur. 

 

*Le נפש החיים, nous parle de la חכמת לב, l’intelligence du coeur, l’intelligence de lire le cœur.*

 

En tant qu’épouse, mère, fille, amie, collègue, etc. nous sommes confrontées à des situations diverses (une amie qui ne nous appelle plus depuis plusieurs mois, un enfant qui crie à la moindre contrariété, etc) que nous pouvons juste voir et juger superficiellement. Pire, nous pouvons y réagir avec rancune/colère/etc. Ne s’agirait-il pas plutôt de donner un éclairage autre, de la profondeur, à ce que nous voyons? N’ y a-t-il pas un besoin sous-jacent, une tristesse enfouie, une demande particulière qui animent les personnes qui réagissent de la sorte? Que puis je lire derrière ces comportements ? Que puis je voir avec mon coeur? 

*Voir avec son coeur c’est également se défocaliser: le sujet ce n’est plus nous ( avec notre sentiment de rejet quand une amie se fait distante, notre sentiment d’échec face à un enfant qui crie, etc) mais bien la personne en face : ce qu’elle vit, ce qu’elle ressent, la raison de son comportement.* Regarder avec son coeur c’est passer en mode « donneuse ».

Cette nouvelle vision, celle du coeur, est porteuse d’échanges productifs, de compréhension, de paix.

 

Puissions nous toutes réussir à faire glisser « nos lunettes des yeux vers le coeur » pour observer et comprendre ceux qui nous entoure avec encore plus de compréhension et de tendresse bzH.

 

Sarah Lahmi