Adar : les secrets de la joie assumée dans nos assiettes

idée illustration adar nutrition

Le mois d’Adar est sans conteste le mois de la joie par excellence. Et si il représentait finalement la victoire sur nos ennemis intérieurs, et le festin assumé, sans culpabilité ? Si nous nous projetions sur une nouvelle ère de l’alimentation en conscience, qui nous
remplirait de véritable sim’ha ?


Dans un monde où l’alimentation est trop souvent prise entre contrôle et culpabilité, Adar vient nous rappeler une notion essentielle : nous avons une mitsva liée aux repas de Shabbat et fêtes, et Pourim n’en fait pas exception avec le Michté !


On pense à tort qu’une alimentation rigide, dictée par des règles strictes, où chaque écart devient source de frustration est la solution. Et bien souvent l’effet inverse se produit : excès à répétition, laissant derrière eux culpabilité, inconfort et punition. Entre ces deux extrêmes, existe un espace plus subtil : celui d’un plaisir équilibré, conscient, assumé.


Le plaisir dans l’assiette n’est pas un ennemi de la santé. Lorsqu’il est vécu avec présence, il soutient autant le corps que l’esprit. Manger lentement, être attentifs aux sensations permet non seulement une meilleure digestion, mais aussi une satisfaction plus profonde. Le plaisir conscient nous apaise. Il ne fait pas grimper davantage notre charge mentale !


Dans ce contexte, Adar vient nous enseigner que plaisir ne rime pas avec souffrir. Un aliment, un repas choisis avec envie, consommés sans culpabilité, peuvent nourrir bien plus qu’un aliment “parfait” mangé dans la contrainte. La clé réside dans l’écoute : comment je me sens avant, pendant, et surtout après ?


Si le plaisir est une mitsva, voyons les choses sous un autre angle : Hachem ne nous demande pas la privation… mais pas l’excès non plus. Et c’est là que notre conscience intervient : sachant qu’Il ne veut que notre bien, c’est à nous d’apprendre à faire preuve de justesse. Les repas en famille sont un cadeau qui permettent non seulement de nourrir notre corps, mais aussi notre Neshama.


Alors, on respire. On sacralise nos moments de plaisir. On ne se juge pas, ni pendant, ni après, puisqu’on sait que l’équilibre se fera automatiquement. Lorsque le corps se sent respecté, la relation avec la nourriture s’apaise naturellement. La digestion devient plus fluide, les signaux de satiété plus clairs, et surtout, l’image de soi se fait plus douce. La joie n’est alors plus recherchée : elle circule. Et le cerveau s’allège.


En ce précieux mois d’Adar, voyons peut-être enfin nos assiettes comme un terrain d’expression de cette joie assumée. Une joie simple, équilibrée, alignée. Non pas celle qui exige toujours plus, mais celle qui sait reconnaître ce qui est juste – pour le corps, pour l’esprit, et pour l’instant présent.


Pourim samea’h