Des mots qui construisent… ou qui enferment

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Chaque jour, nos enfants explorent le monde et se construisent. Et, sans même nous en rendre compte, nous pouvons poser des étiquettes qui façonnent leur vision d’eux-mêmes et peuvent limiter leur liberté intérieure.

Le mois de Nissan, symbole de liberté et de libération, nous invite à regarder ces étiquettes et à nous demander :

Comment leur permettre de sortir de leurs propres « Égypte » intérieures pour grandir libres, confiants… et responsables ?

Car notre rôle n’est pas d’élever des enfants parfaits ni des robots qui obéissent sans réfléchir.

Nous voulons élever des enfants responsables, capables de penser par eux-mêmes, de faire des choix, d’assumer leurs erreurs et de se débrouiller dans la vie.

Quand les étiquettes apparaissent dans la vie quotidienne

À la maison :

« Tu es toujours tête en l’air » quand Levi oublie un cahier pour l’école.

« C’est pas possible d’être si sensible » si Esther pleure après une petite dispute.

« Tu es trop gourmand » lorsque Ethan prend une deuxième part de dessert.

À l’école :

« Les sciences, c’est pas son truc » quand Perla ne réussit pas en maths. 

« Il est trop bavard » lorsque Natan parle pendant le cours.

« Tu es toujours dans la lune » car Aaron regarde par la fenêtre au lieu d’écouter.

Avec les amis ou la famille :

« Non, mais il est timide.. » quand Arié ne parle pas aux autres. 

« Tu es égoïste ! » quand Sheyna ne veut pas partager ses jouets.

« Je pense qu’il est hyper-actif » quand Elon rit fort ou chante dans la maison.

Ces étiquettes, même dites avec humour ou pour aider, et aussi celles qui nous semblent « positives » peuvent bloquer leur confiance et leur liberté. Au final, nos enfants vont tout faire pour coller à l’image qu’on leur renvoie… et parfois le prix leur est coûteux. 

 Outils concrets pour libérer nos enfants

Remplacer l’étiquette par une observation

« Tu es désordonné » devient :

« J’ai remarqué que tes jouets sont un peu partout. Est-ce que tu veux de l’aide pour ranger ? »

Valoriser l’effort plutôt que le résultat

Au lieu de dire « Tu es intelligent », dire plutôt :

« J’ai vu que tu as vraiment travaillé pour finir ce devoir, tu as tout donné ! » 

Laisser de petits choix quotidiens

Plutôt que de contrôler ou juger, laisser l’enfant décider sur de petites choses :

« Tu veux commencer par tes devoirs de français ou maths ? »

Cela montre que ses décisions comptent, ça nourrit sa confiance et développe son autonomie. L’enfant se dit : « trop bien, je suis capable de… » 

Car un enfant responsabilisé n’est pas un enfant livré à lui-même.

C’est un enfant guidé, accompagné… mais autorisé à réfléchir, essayer, apprendre.

C’est ainsi qu’il devient capable de se débrouiller, pas à pas.

 Donner de la place à nos enfants

Le mois de Nissan nous rappelle que la vraie liberté commence dans nos gestes du quotidien.

Libérer un enfant, ce n’est pas lui offrir un monde parfait. Ou un parent parfait. 

C’est lui laisser le droit d’essayer, de se tromper, de grandir à son rythme. 

C’est lui dire, chaque jour, qu’il peut être lui-même, que ses efforts comptent.

 

Élevons des enfants libres, pas des robots.

Des enfants responsables, confiants, capables de se débrouiller dans la vie.

Même un mot choisi, une remarque positive ou un petit regard peut changer sa confiance pour toute la journée. Alors choisissons ceux qui les font grandir… et nous verrons leur lumière briller. 

Ilana Levy
Madrehat Kala

Animatrice d’ateliers dédiés à la parentalité.

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