“Objectif été” : pourquoi ça finit toujours pareil ?

illustration horloge assiette

À l’approche de l’été, le même scénario se répète : une date approche, un événement se profile, les vacances arrivent… et, avec eux, cette sensation d’urgence. “Il faut que je me reprenne.” On réduit, on supprime, on se motive… puis quelques semaines plus tard, tout s’effondre. Fatigue, frustration, craquages. Et souvent, le retour à la case départ.

Remettre les choses dans leur contexte :

Ce n’est pas un manque de volonté. C’est le résultat des schémas connus qui nous poussent à garder la même stratégie (et pas la bonne du coup).

Quand une échéance arrive, on passe en mode “tout ou rien”. On cherche à aller vite, à contrôler, à compenser. Le corps, lui, n’est pas fait pour fonctionner dans l’urgence : privé, il résiste. Frustré, il compense. Épuisé, il lâche, et le cerveau aussi.

Résultat : ce qu’on pensait être une solution devient le problème.

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des ajustements simples pour reposer les fondations :

  • Arrêter la logique de restriction : supprimer des aliments crée de la frustration… et finit toujours par un excès
  • Structurer ses repas : les bonnes doses de fibres, protéines, glucides et bons gras vont stabiliser la glycémie et éviter les fringales
  • Commencer par des légumes : leurs fibres tapissent l’estomac et permettent de mieux assimiler les autres aliments, ce qui génère une ingestion moins importante de calories !
  • S’hydrater suffisamment : prendre l’habitude de boire dès le réveil car on perd de l’eau durant la nuit, adopter le réflexe de boire dès qu’une sensation de faim se fait ressentir, augmenter l’hydratation pendant les menstruations
  • Savoir se faire plaisir : notre système a une logique de “donnant-donnant”. Plus on le frustre, moins il courbera l’échine ! S’autoriser un plaisir maîtrisé régulièrement et en conscience est l’une des clés pour obtenir des résultats
  • Accepter le temps : le corps ne change pas durablement en quelques semaines
  • Se faire accompagner : sortir seule de ces cycles est difficile, surtout lorsqu’ils sont installés depuis (trop) longtemps !

 

Au fond, ce n’est pas l’objectif qui est le problème. C’est le chemin pour y arriver. Chercher à aller vite donne l’illusion de reprendre le contrôle. Construire sur la durée, en revanche, permet de ne plus le perdre.

Et si, cette fois, l’objectif n’était pas “d’être prête pour l’été”… mais d’arrêter de recommencer après ?