Rentrée : on reprend le rythme… Sans pression !

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On connaît toutes ce moment. Les vacances sont à peine terminées, la valise traîne encore dans un coin, et nous voilà déjà en train de nous promettre qu’à partir de lundi, on reprend tout sérieusement. Les repas, le sport, l’eau, le sommeil… Tant qu’à faire, on pourrait aussi devenir cette femme ultra-organisée qui prépare tous ses menus le dimanche.

Bon. On respire.

Parce que la rentrée, en vrai, c’est plutôt l’école, le travail, les courses, les devoirs, les rendez-vous et cette fameuse question à 19 h 30 : « On mange quoi ? » Notre corps essaie déjà de reprendre une routine. Inutile de lui ajouter un régime militaire.

Et pourtant, chaque année, on retombe facilement dans le même piège : vouloir « réparer » l’été. On enlève le pain, le sucre, les féculents, les plaisirs… et on se retrouve avec trois feuilles de salade dans l’assiette et une obsession pour le paquet de biscuits dans le placard.

Résultat : on regrette déjà les glaces savourées au bord de l’eau, et on se fait du mal.

Les reprises trop strictes tiennent rarement au-delà de quelques jours. On se prive, on fatigue, on craque, puis on culpabilise. Et le lundi suivant, on recommence. Pas parce qu’on manque de volonté. Simplement parce que personne ne peut vivre longtemps avec une assiette triste et la sensation d’être punie.

Alors, on fait quoi ? On remet juste un peu de rythme.

On retrouve des repas simples, avec des légumes, une source de protéines, un féculent ou des légumineuses et un peu de bon gras. Rien de révolutionnaire. Juste de quoi nourrir son corps et éviter d’arriver au dîner prête à dévaliser la cuisine.

On prépare aussi deux ou trois bases pour les soirs compliqués : des oeufs, des crudités déjà lavées, du thon, du cottage, du riz, des légumes au four ou une soupe. Une omelette avec des tomates reste un vrai repas, même si l’assiette n’a pas un look de rêve.

On remet une bouteille d’eau à portée de main, on remarche un peu, on prend les escaliers quand on peut. Pas besoin de transformer septembre en projets marathoniens, inscription à la salle et compagnie. Dix minutes régulières valent toujours mieux qu’une séance héroïque suivie de trois semaines sans rien.

Et surtout, on garde du plaisir ! Un dessert, un restaurant ou un petit bol de pépites le Shabbat ne détruiront jamais une alimentation équilibrée. En revanche, passer ses journées à négocier avec soi-même pour savoir si on « a le droit » de manger, ça épuise le corps et le cerveau.

La rentrée peut réellement bien se passer, et nous avons toutes le potentiel pour reprendre un cadre, tranquillement. Honnêtement, la pression, on en a déjà assez, non ?

 

Sarah Kisielewki