Le plus beau cadeau

Le plus beau cadeau 19/11/2025 Quand les cadeaux font défaut… Vendredi après-midi, Mikhal ouvrit la porte : face à elle, son mari tenait un énorme bouquet de 30 roses rouges dans une main et une boite de chocolats dans l’autre. Elle n’eut pas le temps de pousser un cri de surprise, que déjà elle fut arrachée de son rêve par les pleurs de son fils. Un rêve, soupira-t-elle. Ça ne pouvait être qu’un rêve. Mariée depuis quelques années, Mikhal avait toujours rêvé d’avoir un de ces maris qui arrivent à l’improviste avec une surprise. Tout du moins, la veille de shabat. Ou le minimum vital, qu’il lui organise un superbe anniversaire ! Mais les années passées et la réalité la rattrapaient brutalement : son mari arrivait presque toujours le vendredi après midi les mains vides, jamais une surprise, et il avait même du mal à retenir la date de son anniversaire. Elle commençait à croire qu’elle n’était pas assez importante pour lui. « Quand on aime, pensait-elle, on a envie de faire plaisir à l’autre en lui offrant des cadeaux » Quand homme et femme parlent amour différemment ! De nombreuses femmes peuvent vivre ce scénario durant de nombreuses années en pensant que c’est un problème particulier à leur conjoint venant soit d’un manque d’éducation soit d’un manque de considération et d’affection qu’il porte à son épouse. Or, ce que ces femmes ignorent, c’est que ce problème existe chez de nombreux couples et découle simplement d’une différence de langage entre les hommes et les femmes. Et oui, femmes et hommes ne parlent pas amour de la même manière ! Si pour la femme aimer se traduit pour beaucoup en offrant des cadeaux, pour les hommes l’attachement va prendre d’autres formes. Il est important de comprendre que pour que la femme capte les démonstrations d’amour de son mari, il faut tout d’abord qu’elle sache les détecter ! Quand, en mettant les lunettes de mon mari, je me sens enfin aimée ! Alors oui, veille de shabat, monsieur peut arriver les mains vides de cadeaux mais pleines des courses que madame lui a listées 1h avant l’allumage. En partant directement lui acheter ce dont elle avait besoin, selon lui, il a validé son amour envers elle. Il en est de même lorsque tous les jours, toute la journée, nos maris travaillent ou étudient. Leur principale motivation est d’assurer à leur épouse la vie qu’elles souhaitent. Chaque seconde de leur journée doit être considérée par la femme comme une preuve incontestable de leur amour et de leur souci qu’elles soient épanouies. De même que lorsqu’une femme prépare un repas à sa famille, elle montre son amour envers chaque membre de foyer qu’elle souhaite maintenir en bonne santé. De la même manière, lorsqu’un mari s’investit dans son gagne-pain et dans son étude chaque jour, il démontre son amour envers sa famille en leur offrant confort matériel et lumière spirituelle Tout ceci dans le but de contribuer à leur épanouissement. Et si vraiment mesdames vous voulez une démonstration d’amour qui vous est dédiée à vous personnellement et pas au terme général de votre foyer, acceptez avec joie les mots doux lorsqu’ils vous les disent . Trop souvent, les femmes accaparées par leur quotidien, ne les entendent presque pas ou y prêtent de fausses motivations. Pour un homme, il n’y pas de « Je t’aime » par intérêt contrairement à ce que beaucoup de femmes peuvent imaginer. Leur seul intérêt est d’exprimer leur amour pour créer une connexion avec leur bien-aimée ! Quand j’ai besoin que mon mari parle aussi mon langage ! Maintenant que nous avons compris un peu mieux le langage qu’utilise nos conjoints pour nous exprimer leur amour, recentrons-nous un peu.  Bien que je sois à présent consciente de comment mon mari exprime son attachement pour moi (et cela m’aide à l’admirer davantage et à me sentir choyée), cela ne réduit pas pour autant mon besoin qu’il exprime son amour selon mon langage de femme ! Alors, comment faire pour qu’il parle un plus amour comme moi ?! Je suis vraiment navrée mais la suite de cet article n’est pas destinée aux romantiques et à celles qui prônent la spontanéité. Je m’adresse, ici, à des lectrices réalistes qui sont conscientes que les allusions ne produiront jamais auprès des messieurs qu’ils préparent des anniversaires de mariages « comme on en rêvait ». Je m’adresse à des femmes qui ont compris que si cela fait des années que leur mari ne vient pas avec un bouquet de fleur chaque vendredi, il continuera à le faire encore des années ! Alors quoi, faut il coiffer notre casquette de capitaine et leur donner des ordres ?! Si vous souhaitez obtenir simplement un cadeau, la réponse est oui. Cependant, si vous comprenez qu’un cadeau ne sera que le moyen d’entretenir un lien fort entre vous et votre mari, nul besoin de jouer au capitaine. Il suffit de lui envoyer une petit message le vendredi après midi pour lui dire combien cela vous ferait plaisir d’avoir un beau bouquet pour shabat, une crème, une palette de maquillage, un vêtement. N’oubliez pas de préciser variété, marques, couleurs et tailles ! Parce que même si vous lui avez déjà dit des centaines de fois votre couleur préférée, ce n’est pas un détail qu’un homme retient ! De même, si vous souhaitez qu’il vous prépare un certain style d’anniversaire, discutez-en avec lui, à plusieurs reprises. Mais surtout, préparez-vous à ce que, malgré vos efforts pour communiquer clairement vos besoins, ils vous offrent exactement l’inverse. Les hommes restent des hommes, un jour ils nous épateront ! Le plus beau cadeau c’est d’en sourire… Yehoudit Lahmi Madrikhat kala  

Quand le silence a besoin de mots …

Quand le silence a besoin de mots … 25/10/2025 Reflexion Le silence. C’était la réaction qu’avait adoptée certaines femmes lorsqu’un conflit pointait à l’horizon. Cette confidence m’avait secoué. A vrai dire, c’était un véritable scoop ! Je n’avais jamais pensé que le silence pouvait être une stratégie adoptée de manière volontaire par un des conjoints face à une situation conflictuelle. Curieuse comme une aventurière qui partait à la chasse au trésor, je décidais d’approfondir la place qu’a le silence au sein d’un couple. Ce qui me vint tout d’abord à l’esprit fut la célèbre phrase de Chimon, fils de Raban Gamliel dans Pirké Avot (1 :17) : « Toute ma vie, j’ai grandi parmi les sages et je n’ai rien trouvé de meilleur que le silence ». Sur quoi, le Meam Loez commente : « Je n’ai rien trouvé de meilleur pour le corps que le silence. ». En d’autres termes, lorsqu’il s’agit de discussions matérielles, superficielles, il faut préférer garder le silence, car la parole, dans ce cas précis, mène à la faute. Néanmoins, en ce qui concerne tout ce qui touche à la nechama, à l’esprit et à la Torah, il est un devoir d’user de la parole qui, nous explique Hazal, a un pouvoir incommensurable.   En réfléchissant encore davantage, je me souvins de Rahel Iménou dont on loue particulièrement la vertu de retenue. Cette qualité lui fit même mériter que ses prières pour ses enfants exilés soient exaucées !   Cependant, de manière surprenante, Rahel qui sut renoncer à son merveilleux destin (devenir la femme de Yaacov) en ne révélant pas la supercherie de son père Lavan, va plus tard se plaindre à Yaacov d’être stérile et de ne pas bénéficier de ses prières ! Si le silence était sa qualité principale, pourquoi ne garda-t-elle pas aussi le silence auprès de Yaacov concernant sa douleur de ne pas enfanter ?   Aussi épatant que cela peut paraitre, il faut comprendre que si le silence de Rahel était tellement louable c’est seulement parce qu’elle savait parler dans les situations qui l’exigeaient ! Tout devenait clair à présent : le silence peut prendre deux dimensions. D’un côté, le silence peut être une tactique pour éviter des conflits superficiels et ainsi préserver son amour pour autrui. D’un autre côté, s’il s’agit de fuir la confrontation, de ne pas oser aborder un sujet important, le silence devient destructeur et creuse un fossé affectif. Mais, comment réussir à dissocier les situations où le silence est de prime de celles où la parole est inévitable ?   Le silence : Une bonne tactique contre les conflits superficiels   Des chaussettes qui trainent tous les jours, un dentifrice jamais rebouché, un bébé qui n’a pas été changé, les clés de la maison oubliées à l’intérieur ou encore une omelette un peu trop cuite…les « ratés » quotidiens qui titillent chaque conjoint ne manquent pas. Le piège de ces « ratées » est qu’en leur donnant le statut de choses « importantes » cela peut rapidement dégénérer vers une dispute. Or, rappelons qu’une dispute dont l’origine est superficielle ne conduira jamais à un renforcement affectif entre les conjoints. Cela ne mènera pas non plus à ce que les « ratés » se transforment comme par magie en bonnes résolutions ! « Alors quoi ! Faut rien lui dire ! » ai-je lu dans vos esprits, un grand sourire aux lèvres. Si, dans notre vie conjugale, nous cherchons inlassablement la construction et le lien affectif, en effet, il y a des moments où garder le silence est approprié!   Mais comment savoir dans quelle situation le silence est-il bénéfique ? « Toute ma vie, j’ai grandi parmi les sages et je n’ai rien trouvé de meilleur (pour le corps) que le silence ». Voici une technique à mettre en application à chaque fois qu’un « raté » te fera monter la mayonnaise : arrête-toi un instant et réfléchis : est-ce que ce « raté » a un réel impact dans ta vie de couple ? Est-ce simplement un problème d’ordre technique ou matériel ou d’ordre affectif ? Est-ce que cet évènement est tellement important que tu t’en souviendras à un moment de véritable joie que tu partageras avec ton mari ? Est-ce que sur la balance ce « raté » est plus important que l’harmonie dans ton couple ? A chaque fois qu’Eliyahou rentre du travail, il laisse trainer ses chaussures dans l’entrée. Elsa lui a déjà demandé plusieurs fois de les ranger, ce qu’il fait dès qu’elle le lui rappelle. Mais, ça ne suffit pas. Après tout, elle n’est pas sa mère pour le lui rappeler chaque jour et, elle…elle souhaiterait un peu de considération pour la maison qu’elle tient de manière impeccable ! « Mais tu es impossible ! Chaque jour, tu rentres du travail et tu abandonnes tes chaussures en plein milieu. Et chaque jour, je dois les ranger ou te demander de le faire ! Ça suffit ! Range-les une fois pour toutes sans que j’aie à te le dire ! ». Eliyahou, pris de court par cette attaque à peine arrivé, lui répond : « Mais franchement qu’est que ce ça va te changer ! ». La suite, je vous laisse la deviner : la soirée fut tendue, chaque petit geste devenait une raison de continuer une guéguerre dépourvue de sens. Et les chaussures ? Durant quelques jours, Eliyahou se rappela de les ranger pour très rapidement les laisser de nouveau trainer.   Trop nombreuses sont les situations de ce style qui empoisonnent notre relationnel avec notre époux(se). Pour une broutille, nous nous condamnons à installer un froid qui ternit notre quotidien.   Ce qu’Elsa aurait gagné en ne blâmant pas son mari, ce n’est pas seulement une soirée paisible : elle aurait aussi renforcé un lien plus profond, ouvrant la possibilité d’aborder le sujet plus tard, au calme. A cet instant précis, ses paroles auraient peut-être eu du poids ou peut-être pas. L’objectif étant toujours que leur lien

Le pouvoir du Pardon…et de savoir pardonner !

Le pouvoir du Pardon…et de savoir pardonner ! 16/09/2025 Quand la rancune éloigne les époux…« Pourquoi n’a-t-il pas réagi quand sa mère m’a contredite devant notre fils ? » pensa amèrement Batya.« Elle s’est encore mise à me faire la morale devant les enfants en disant que je n’étais pas un exemple » songea David tristement.« Je suis terriblement peinée qu’il ne comprenne pas la difficulté que je traverse en ce moment » se répéta Léa pour la énième fois.« Comment peut-elle me reprocher de ne pas être à la hauteur en ce qui concerne notre subsistance ? » s’affligea Yaacov.Incompréhensions, humiliations et non-dits créent dans un couple un fossé qui les éloigne l’un de l’autre. De ces conflits qui ne sont pas résolus, de ces ressentiments qui ne sont pas mis à plat, un couple porte au plus profond de lui une souffrance sourde qui entretient une rancœur antinomique avec leur lien. Le pardon et pardonner : la clé pour une dimension relationnelle plus élevée Mais alors que certains traversent la vie en accumulant les motifs de rancune envers leur conjoint, nourrissant ainsi une distanciation affective, s’offre à d’autres un niveau d’élévation dans leur relation maritale extraordinaire. La clé qui donne accès à ce niveau s’appelle le pardon. Cette clé merveilleuse nous a été donnée peu après la faute du veau d’or. En effet, tandis que les jours du mois d’Elloul défilaient, notre maître Moshé suppliait Hachem d’accorder le pardon à son peuple au sujet de la faute du veau d’or ! Plus tôt, Hachem avait voulu effacer ce peuple qui, peu de temps après le don de la Torah, avait vite fait de se tourner vers des idoles. « J’effacerai ce peuple et ferai de ta descendance un nouveau peuple à qui je donnerai ma Torah » parla Hachem. Mais Moshé refusa. La faute du peuple était certes d’une immense gravité, mais Moshé ne se laissa pas démonter : le mariage du peuple d’Israël avec Hachem lors du don de la Torah ne pouvait pas s’effacer. Il pria et implora le pardon divin jour après jour. Enfin arriva le jour de Kippour : « J’ai pardonné selon ta parole » déclara Hachem à son fidèle serviteur. S’ensuivit une nouvelle écriture des tables de la loi pour sceller le lien entre Hachem et son peuple et concrétiser le pardon total. De ce passage de notre Torah, Hachem nous dévoile un double secret : lorsque dans une relation arrive un conflit, pour en sortir renforcés, il faut savoir demander pardon et pardonner ! Ces 2 démarches sont indispensables pour en sortir grandis. En effet, d’un côté, le pardon donne à l’autre la considération du mal qu’on lui a fait, ce qui l’apaise. D’un autre côté, le fait de pardonner retire l’amertume qui gèle la relation. Ainsi, après un conflit ou un ressentiment, en commençant par demander pardon et/ou en pardonnant, la discussion pour éclaircir nos difficultés devient saine et bénéfique. Le couple se place automatiquement dans un état de construction et non plus de destruction. Dire pardon simplement pour recréer du lien Dit, de cette manière, cela semble simple alors qu’en réalité, un problème se pose en amont : qui doit dire pardon et qui doit pardonner ? Qui a raison et qui a tort ? Qui a causé du tort et qui a été victime ?Malheureusement, bien des couples restent figés dans leurs rancunes : « Ce n’est pas à moi de faire le premier pas, c’est elle qui m’a blessé ! » « Pourquoi lui demanderais-je pardon ? C’est lui qui a provoqué cette dispute ! » Là où ils font erreur, c’est que le pardon n’est pas là pour prouver qui est le coupable et plaindre la victime. Le pardon est là pour faire tomber les barrières dans un couple créées par la colère, la peine et la rancœur. Le pardon est le premier pas qui prouve à l’autre qu’on l’aime et qu’on souhaite rétablir une unité. « Dire pardon lorsqu’on a tort c’est normal, mais dire pardon quand on a raison c’est prouver combien on aime l’autre » nous dit Rav Benchétrit.Alors oui, nos sentiments de peine et de colère doivent auparavant s’apaiser un peu pour faire ce premier pas. Cependant, si notre but dans la vie est de vivre en harmonie avec notre moitié et non pas de sauver son ego, au fur et à mesure des années, les époux comprendront que demander pardon, c’est prouver son attachement à l’autre et non pas à sa propre personne. Quand savoir pardonner peut construire ou détruire… Il m’est arrivé d’être spectatrice d’histoires vraies qui montraient clairement que lorsqu’un des conjoints acceptait ou refusait de pardonner, cela avait un impact considérable sur la tournure de leur relation affective. En voici 2 (Les noms ont été changés pour l’article). Eden et Yonathan étaient au bord du divorce. Leurs discussions devenaient des listes d’accusations et de reproches. L’un et l’autre ne voyaient plus qu’une personne étrangère face à eux et se demandaient même comment, un jour, ils avaient bien pu s’aimer ! La femme se confia à une de ses amies, cette dernière l’interrogea : « Lui as-tu demandé pardon et proposé de repartir sur de meilleures bases ? Finalement, que souhaites-tu quand ces disputes continuent ? Tu veux réellement te séparer de lui ou VOUS accorder une chance en lui pardonnant ? ». Ces phrases secouèrent Eden. Au fond d’elle, elle ne souhaitait pas la tournure des événements qui, avec du recul, avaient pris des proportions démesurées qui menaçaient son mariage. Mais les blessures personnelles l’avaient flouée. Au lieu de faire le premier pas pour éclaircir ses ressentiments et résoudre les problématiques avec Yonathan, elle avait préféré se noyer dans sa douleur. Elle décida de casser son ego et de demander pardon à son mari juste pour rétablir le lien et lui montrer qu’elle tenait encore à lui. Yonathan, profondément touché, comprit le message : il y avait entre eux encore de l’amour, encore une envie de se

Choisissons la vie !

Choisissons la vie ! 25/08/2025 Prisonniers de son cœur En rangeant les courses que son mari Eytan lui avait fait la veille au soir directement après le travail, Noémie sentait la colère monter. Combien de fois lui avait-elle répété d’acheter des spaghettis et avait-il ramené des cannellonis ? Pourquoi avait-il acheté un seul gel douche alors qu’il y avait écrit noir sur blanc « 3 gels douches » sur la liste ? Et les tomates qu’elle lui avait demandés 100 fois de ne pas fourrer au fond du sac sous le reste des courses, qu’allait-elle en faire à part du jus de tomate ! Ça y’est ! En enclenchant ce système de pensée, Noémie devint, à présent, prisonnière de sa rancune. Chaque article qu’il avait acheté devint imparfait. Pire ! Ses pensées n’envahissaient pas seulement son cœur mais chaque aspect de sa journée : « et puis, tu crois qu’il va appeler pour demander des nouvelles de la petite qui est fiévreuse depuis hier ? Jamais », « voilà, encore une contravention et je te parie que c’est sa voiture ! Bingo ! ». Une pensée après l’autre et déjà la fin de la journée arriva. Perdue dans ses sombres pensées, Noémie entendit la porte s’ouvrir. « Salut tout le monde ! » et puis les cris de joie des enfants qui couraient « Papa, Pa-pa ! ».  « Ah tu vas mieux ma poupée, tu n’as plus de fièvre, lança-t-il à la petite Efrat ». « Où est maman ? » Et là, il se retrouva nez à nez avec une Noémie décomposée. Il faut dire que les pensées obscures qui l’avait travaillées toute la journée, lui avait par le même coup rongé la mine. « Tout va bien chérie ? Tu m’as l’air stressé ? » Aryeh avait eu une rude journée de travail. Il avait dû essayer de contenter tellement de clients en usant de toutes les plus agréables paroles qu’un homme pourrait imaginer ! Vraiment, il ne souhaitait qu’une seule chose : rentrer à la maison, se poser, regarder les enfants jouaient gentiment dans sa spacieuse salle à manger devant un bon petit repas comme sa femme Chirly savait si bien préparer ! Ses rêves furent vite envolés lorsque depuis le rez-de-chaussée, il entendit ses enfants se disputer avec virulence…Où était donc Chirly ??  En entrant (ça ne sentait pas un peu le brulé ?), il fut surpris de la retrouver assise sur le canapé à regarder dans le vague comme si elle n’entendait pas ses enfants crier ! Mais, le pire était qu’un désordre impossible régnait dans la salle à manger : des habits et des chaussures par terre (et oh ! une couche sale !) des restes de gouter un peu sur la table basse, un peu sur le sol (en passant par le canapé !), des puzzles et des jeux éparpillés (et oups, du feutre sur le mur !). « Mais Chirly, qu’est-ce qu’il se passe ici ??!!! » Au moment crucial, à toi de jouer ! Noémie et Aryeh, tout comme chacune et chacun d’entre nous, sont confrontés à différentes situations qu’on appelle une épreuve de couple. Ces épreuves parsèment notre quotidien dans un seul but : donner accès à notre couple à un niveau plus grand de proximité et d’attachement. Cependant, pour accéder à ce niveau, il faut passer par l’épreuve ! Pour chacune de ces 2 anecdotes, l’instant où le récit s’arrête est le moment crucial. C’est comme si celui qui écrivait la scène vous donnez le micro en vous disant « à toi de jouer !». A cet instant, on place devant vous une balance où 2 choix vous sont possibles : soit de vous enfermez dans ce que vos yeux voient et dans ce que votre cœur ressent et ainsi d’éjecter de votre vie celui qui la partage ; soit d’utiliser votre cerveau pour comprendre l’autre et/ou le soutenir. Ici, c’est un véritable choix entre la vie et la mort qui est fait ! Car les paroles qui vont être dites les secondes qui suivent, vont soit rapprocher les époux soit les éloigner. De surcroît, ces paroles enclencheront un système de réaction en chaine bonnes ou mauvaises. En effet, en montrant à l’autre qu’on le juge toujours favorablement ou qu’on accepte ses failles, en l’épaulant dans des moments difficiles, épreuve après épreuve, ils vont serrer davantage le nœud affectif qui les relie. A l’inverse, en restant braquer sur ses impressions, ses besoins et ses principes, en envoyant des paroles spontanées et piquantes « juste pour se soulager », le couple en sortira de plus en plus ronger jusqu’à que, D.ieu préserve, il n’y ait plus de connexion entre eux. Le choix de couper la corde Noémie éclate : « Stressée ?! Mais comment pourront-on ne pas l’être quand on dresse une liste explicite pour se retrouver exactement avec ce qu’on n’a pas demandé !! et que tu ne donnes pas du tout de nouvelles ! et que tu ne fais jamais attention quand tu roules ? et… ! » et la guerre commence ! « Tu as toujours quelque chose à redire et en plus devant les enfants ! » rétorque Eytan. La corde s’effiloche de plus en plus depuis…depuis que Noémie a décidé que les cannellonis seront le point noir qui ternirait sa feuille blanche. Une feuille magnifique où un mari adorable ne refuse pas de courir directement après une journée de travail, faire 3 heures de courses à l’heure où il y ‘a un monde fou dans les grandes surfaces. Un mari qui n’avait pas voulu déranger sa femme en lui demandant quoi prendre à la place des spaghettis puisque l’étalage était vide. Un mari qui s’est pressé et a fourré bêtement les tomates au fond du cadis…Et cette corde a continué à se détériorer lorsque Eytan, vexé, à continuer la guerre. Sur la balance, à présent, l’envie de se défouler a fait basculer l’importance du couple. Chirly éclate en sanglots : « Je n’en peux plus ». « Mais je ne comprends pas de quoi tu es fatigué, commença Aryeh, tu es à la maison toute la journée et vraisemblablement tu n’y as rien fait ! Limite, tu laissais tes enfants s’assommer si je n’étais pas arrivée ! ». Chirly a un hoquet de surprise, elle se lève et se dirige vers la chambre. La corde s’est coupée. Et ceci a commencé

De ticha beav à tou béav: Ensemble, traversons l’obscurité

De ticha beav à tou béav : Ensemble, traversons l’obscurité 30/07/2025 Tout perdre en un clic ? En quelques clics, John fit, selon lui, le meilleur investissement en bourse de toute sa vie. Quelques années auparavant déjà, il fit fortune en 1h. Il était tellement sûr de lui qu’il misa toute sa fortune soit 4 milliards de dollars !! Mais son rêve se transforma rapidement en cauchemar : aussi vite qu’il était devenu riche, avait-il tout perdu ! Il hurla de détresse : tout son argent s’était envolé ! Et avec cela, pensa-t-il, il perdrait surement pour le même coup sa femme, ses enfants et ses amis. D’ailleurs, quand sa femme Kelly accourut au bureau quelques heures plus tard, c’est à genoux qu’il s’écria : « Je sais que tu vas me quitter mais juste pardonne moi d’avoir été si bête ! ». S’agenouillant à son tour, Kelly prit les mains de son mari et lui dit : « C’est vrai, ce que tu as fait était complètement stupide. Mais, je t’aime pour toi, John, et non pas pour ton argent. Ensemble, on va se relever tu verras ! » (adapté d’une histoire vraie rapportée dans Un amour engagé de la Rabanite Jungreis) Dans les périodes difficiles, à quoi se rattacher ? Dans la vie de chacun d’entre nous, il y a des périodes difficiles qu’on peine à surmonter. Des périodes obscures qui nous tétanisent : nous ne savons plus comment avancer, tout semble bouleversé, l’obscurité de l’avenir nous semble si palpable qu’elle nous engouffre dans le désespoir et la peur.La perte d’un emploi, un problème de santé, un enfant en échec scolaire, un gagne-pain insuffisant, une ambiance nationale extrêmement tendue ou tout simplement un quotidien qui ne nous laisse pas de répit. Dans ces instants critiques où nos forces psychiques semblent nous filer entre les doigts, à quoi se rattacher ? De Ticha Béav à Toubéav : un couple uni pour traverser l’obscurité Une réponse merveilleuse peut être proposée à travers le récit de la destruction du premier Beth hamikdach. Lorsqu’à Ticha beav, les Babyloniens purent enfin (par autorisation divine) détruire notre saint Temple, ils y entrèrent et pénétrèrent dans le Saint des  Saints (l’endroit le plus élevé spirituellement du Beth hamikdach auquel seul le Cohen Gadol pouvait accéder une seule fois par an, le jour de Kippour). Et que virent-ils ? Ils virent les chérubins, ce couple modelé en or sur le aron, s’enlacer ! Ces non-juifs trouvèrent cela répugnant : est-ce ceci que les juifs placent dans l’endroit le plus saint de tous ! Pourtant, nos sages nous révèlent qu’à travers ces chérubins qui s’étreignaient, Hachem envoyait au peuple d’Israël un message fort : « quoi que Je décrète, sachez que mon amour pour vous reste inébranlable ». Cependant, le fait que cela a été concrétisé par l’image d’un couple (selon certains) peut nous amener à un message essentiel : lorsqu’une personne traverse une période difficile, mis à part l’importance cruciale de prier et de se renforcer, une seule chose peut l’aider à se relever : se rattacher à son conjoint ! La force de ces chérubins qui s’enlacent alors que le Beth hamikdach est en flamme, incruste en nous le pouvoir d’un couple qui s’épaule et se soutient dans des moments difficiles. Dans ce même chemin de pensée, on pourrait dire que si les jours de deuil de Ticha béav sont suivis par Tou beav (à l’époque du  Nakh, un grand nombre de mariage furent organisésce jour làpour sauver la tribu de Binyamin) c’est comme une réponse pour nous aider à surmonter les difficultés que nous pouvons rencontrer : ce n’est qu’ensemble, mari et femme, que nous pourrons avec l’aide d Hachem traverser l’obscurité. Unis en acceptant notre vulnérabilité Toutefois, ce message idyllique n’a de réel impact que si, à l’intérieur même de notre couple, nous acceptons mutuellement un point essentiel : l’autre a le droit d’être vulnérable. Chaque conjoint doit pouvoir accepter que l’autre commet des erreurs, que l’autre peut se sentir désemparé dans certaines situations et que l’autre peut ne pas toujours être à la hauteur. Si, même après 1 mois, Shany se sent toujours bouleversée par la récente guerre en Iran et cela l’empêche de retrouver une sérénité au quotidien, son conjoint ne doit pas l’accuser de paralyser leur vie avec une peur imaginaire ! Au contraire, il doit accueillir ses sentiments et la soutenir. C’est à force d’encouragements et d’affection qu’ensemble ils sortiront de ce traumatisme. Si Lyron perd son travail et ne réussit pas à en retrouver malgré d’importants efforts, son épouse n’est pas là pour lui démontrer toutes les failles qui lui valentses échecs. Elle doit devenir un soutien, une bulle de réconfort qui l’aidera à retrouver confiance en lui. Tout gagner en un simple clic ! Et, c’est finalement, de cette manière que notre John de l’histoire initiale, ne s’engouffra pas dans la dépression. Kelly accepta sa faille par amour pour lui. Elle l’aida à réinvestir dans une nouvelle affaire en vendant tous leurs biens immobiliers. Et, sans jamais lui lancer un mot d’amertume, elle le fit renaître. John confia à la Rabanite « Elle m’a sauvé la vie. Durant ces mois terribles, j’ai réalisé que j’avais perdu toute ma fortune mais que je détenais en réalité un véritable trésor : une épouse sur qui je peux m’appuyer ». Comme toi, chère lectrice, j’ai vécu ces semaines avec un mélange de tension et d’attente : est-ce que le moment était enfin venu d’accueillir Mashiah ? Puis, comme toi, j’ai été propulsée avec déception dans un quotidien d’un normal affligeant. Perdue, j’ai décidé de montrer ma vulnérabilité en confiant les sentiments qui me rongeaient à ma moitié : cet article fut sa réponse « Ensemble, traversons l’obscurité ». Devenez des trésors l’un envers l’autre ! Yehoudit Lahmi  Madrikhat Kala

Destination vacances : escalade ou chute libre ?

Destination vacances : escalade ou chute libre ? 27/06/2025 Les vacances approchent ! Des vacances si attendues après une année bien chargée ! Chaque couple aspire à cette pause bien méritée et souhaite se recharger durant cette période. Le but des vacances pour une famille et pour un couple est d’en sortir renforcé et davantage connecté l’un à l’autre.  Cependant, les modèles de vacances de chacun constituent en soi un véritable défi.  Combien de fois avons-nous commencer nos vacances tout sourire et avons-nous finalement vécu un véritable enfer ? Nous promettant de ne plus jamais recommencer le même schéma vacances ! Mais est ce que le problème vient du modèle vacances que nous avons choisi ? Ou est-ce tout simplement la manière dont nous les avons abordés ? Destinations vacances : tous les choix sortent bénéfiques ! Dans mon agence vacances imaginaire on propose divers destinations vacances :  les vacances en famille (rien que nous et les enfants), les vacances avec la famille (ça coûte moins cher et cela permet de profiter des cousins, cousines, frères et sœurs qu’on voit peu en année), les vacances en organisé (cher mais on met les pieds sous la table ! et puis qu’est-ce qu’ on profite avec le baby club et les amies !), les vacances en télétravail (#mercialarevolutioncovid!), et le meilleur pour la fin : les vacances à la maison( et oui ça arrive ! Et à plus de gens que ceux auxquels on aurait pensé  !)  Contrairement à ce qu’on pourrait penser, toutes les destinations proposées offrent, de manière similaire, la possibilité de passer d’agréables et vivifiantes vacances à la condition de nous y préparer convenablement avec notre conjoint ! 2 formules possibles pour toutes les destinations ! Lorsque les couples se demandent vers le mois de mai : « on fait quoi pour les vacances ? », en plus de bénéficier de tout ce panel de destinations vacances, notre agence leur propose aussi pour chacune, 2 formules au choix : la formule « escalade » ou la formule « chute libre ».  La formule « escalade » donne la possibilité aux couples de profiter pleinement de leur destination pour se ressourcer, se recentrer, se retrouver. Elle privilégie les moments de qualités, le lâcher prise, les discussions bon enfant, les rires, le retrait des soucis de nos pensées, le renforcement du lien affectif, la connaissance de ce qu’aime et ce dont rêve notre conjoint. Son but principal est de nous permettre de profiter de chaque instant en famille pour construire des merveilleux souvenirs qui nous accompagneront à chaque table de shabat, à chaque fois qu’on ouvrira un album photo, et à chaque fois que, de nouveau, nous nous retrouverons en vacances. La formule « chute libre », elle, emmène le couple dans un enchaînement de règlement de compte. Elle offre la possibilité aux couples de penser à tout le monde sauf à eux ! Pas à pas, cela les éloigne l’un de l’autre : incompréhension, non-dits ou révélations, le couple est propulsé dans des discussions des plus sérieuses et des plus stressantes du quotidien. Cette formule donne la possibilité de mettre à plat nos assentiments, nos regrets, nos exigences envers l’autre. Elle rend le temps lourd, le soleil brûlant et les journées remplies de pensées noires. Son but principal est de nous donner envie chaque instant, de rentrer à la maison ou de reprendre un quotidien classique tout cela en ayant, bien sûr, perdu plus de forces qu’on en a gagné. Entre « escalade » et « chute libre », un choix à faire en amont  Lorsqu’un couple décide de sa destination vacances, au-delà de l’organisation technique du séjour, ils doivent, en amont, fixer leurs objectifs principaux : « escalade » ou « chute libre » ? renforcer leur lien d’amour ou s’éloigner et créer de l’animosité ? progresser en tant que couple ou se faire la guerre ? Une fois les objectifs fixés, il faut réfléchir à des outils qui nous aideront à concrétiser notre rêve vacances dans la réalité. Pour cela, on prendra en compte les enjeux des destinations vacances choisies auprès de notre agence imaginaire. Il faut que ce soit bien clair pour nous : que nous passions les vacances avec nos enfants, avec de la famille, des amies, en travaillant ou en restant à la maison, les enjeux sont identiques.  Posons donc ensemble un cadre pour nos futures vacances :  – Le couple a, en premier lieu, besoin de passer du temps de qualité ensemble. – Ensuite, les conjoints doivent comprendre que les vacances sont l’occasion de lâcher prise avec les tensions quotidiennes et non pas de rendre des comptes.  – Le but ultime de cette « pause » est que le couple en sorte rempli de forces pour se confronter de nouveau au quotidien. Pensons à nous Nous devons d’abord réussir à passer des moments en tête à tête où nous allons pouvoir échanger nos projets, nos goûts et nos sentiments positifs. Cela peut se faire même en présence de membre de la famille, en marchant côte à côte un peu en retrait un certain laps de temps ou en s’asseyant sur un même banc. Pour éviter d’être interrompu dans notre tête à tête, on peut énoncer aux enfants « maintenant, c’est notre moment, allez réfléchir ensemble à ce que vous aimeriez qu’on fasse après, dans une vingtaine de minutes ». Non ! ce n’est pas utopique de penser qu’on puisse poser un cadre à nos enfants et nos proches pour préserver une certaine intimité quotidienne. Si cela ne fonctionne pas au début, à force de répéter gentiment, ils comprendront eux-mêmes à quel moment ils doivent laisser leur parent discuter seuls et quand ils peuvent participer.  Par ailleurs, il est primordial de prévoir quelques sorties seules en faisant garder les enfants. Nul besoin de se culpabiliser de ne pas les faire participer à toutes les sorties des vacances. Parce qu’il faut bien comprendre que plus le couple alimentera sa relation plus la paix qui en résultera, en profitera aux enfants. Tout ceci n’empêche pas le couple de passer du temps avec de la famille, d’organiser des activités avec des familles amies, de télétravailler ou de s’investir dans des merveilleuses journées avec les enfants. Il faut simplement que la règle soit claire : ce n’est pas tout pour les enfants, le travail, la famille ou les amis et on verra pour nous une autre fois. Le mot d’ordre est équilibre ! Laissons entrer une atmosphère de sérénité dans nos vacances ! Ensuite, il est important de laisser entrer une atmosphère de sérénité dans nos vacances afin de permettre à notre couple de se renforcer. En vacances, ce n’est pas le

L’aimer comme moi-même

L’aimer comme moi-même 22/05/2025 Confidence de femme Je ne comprends pas, me lança un jour une amie. Pourquoi certaines semaines j’adore mon mari, je me sens sereine et épanouie en sa compagnie et ses actes me semblent à̀ la hauteur ; et parfois je trouve qu’il manque de tout, je ne suis satisfaite d’aucun de ces gestes et paroles et il devient, tout à̀ coup, « la bête noire ». Face à cette confidence, certains se seraient esclaffé́ : « ah ! ces femmes ! qu’est-ce qu’elles sont lunatiques !!! » Rassurez- vous, mesdames, nous avons toutes, une fois (ou même plusieurs fois) ressenti cette contradiction envers notre mari. Un jour, il est notre prince charmant et le jour suivant, une personne peu satisfaisante. Est-ce lui qui a une baisse de régime ? est-ce lui qui ne réussit pas à̀ mener une existence plus ou moins équilibrée ? D’où me viennent ces impressions totalement opposées ?!   L’autre, le reflet de mon coeur Dans Michlé́ (27 :19), le roi Salomon nous dit « Comme l’eau reflète le visage de l’homme, ainsi le cœur de l’homme reflète ce qu’il y a dans le cœur de son prochain » A travers cette phrase, le roi le plus sage de tous les temps nous divulgue un secret dans nos relations humaines : Ta perception de l’autre prend source dans ce que tu es toi-même. Lorsque tu observes l’autre, ce qui va te traverser l’esprit en premier à̀ son sujet se retrouve en toi. Prenons l’exemple d’Itshak notre père. Comment ne s’est-il jamais rendu compte que son fils Essav était un si grand mécréant, au point qu’il ne pourrait jamais se repentir ? Tout le monde le savait depuis longtemps, Rivka la première ! Comment pouvait-il ne pas l’envisager au point de vouloir lui octroyer sa bénédiction ? La réponse est qu’il était devenu tellement saint après l’épisode du « sacrifice d’Itshak», qu’il ne comprenait plus, en lui-même, la moindre once de mal. En cela, il ne pouvait pas envisager qu’un tel mal puisse exister chez l’autre. Car pour envisager un bon ou un mauvais trait de caractère chez son prochain, il faut tout d’abord, le posséder soi-même ! Je l’habille avec mon état d’esprit Ainsi, lorsque je me sens bien dans ma peau, sereine dans ma vie, remplie de confiance en moi et de satisfaction de ce que je fais, c’est ce combo de sentiments positifs qui jaillit à̀ mes yeux quand j’observe mon mari. Au contraire, dans des périodes où je me sens sous tension, déstabilisée dans ma confiance personnelle et insatisfaite de mon allure, toutes ces ondes négatives habilleront mon mari avec les vêtements « sales et peu glorifiant » que j’ai moi-même revêtus. Il est donc impératif qu’à chaque fois que de bons ou de mauvais sentiments ressortent vis-à̀-vis de mon mari, je me demande en premier lieu : est-ce que ce sentiment ne vient pas presque intégralement de comment je me sens dans mes baskets en ce moment ? Vous verrez et vous serez très surprise : très souvent, notre regard sur notre conjoint est influencé́ en grande partie par notre propre état d’esprit !! Si je me sens belle, il est magnifique ! Si je me sens ridicule, il n’est pas dans ses plus beaux atouts ! Si je me sens confiante, il est un ilot de protection ! Si je me sens inquiète, il est inquiétant !Je ne sais pas vous, mais je trouve cet effet miroir déroutant. Sommes-nous vouées à̀ être ballotées dans notre relation émotionnelle, entre coups de cœur et coups de sang ??? Aime-toi davantage pour l’aimer Vient alors Rabbi Akiva qui nous délivre un grand message à̀ travers son célèbre dicton : « « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ! »   A l’intérieur d’un couple, il faut savoir que ce jeu de miroir doit être utilisé́ de manière à̀ amplifier l’amour. Mais comment réussir à̀ trouver la bonne sonorité́ ? Rabbi Akiva nous dit : la condition pour que tu aimes ton prochain, est que d’abord tu t’aimes toi-même !! Pour amplifier l’amour envers ton mari, développe ton estime personnelle ! Plus tu t’aimeras et tu tolèreras tes échecs, plus ces sentiments positifs se reflèteront sur ton mari. Un travail à effet miroir Si l’un des secrets de l’amour envers mon conjoint est ma capacité́ à̀ m’aimer moi-même, voici 3 grands principes que je dois travailler : 1) Trouver mes particularités : « qu’est ce qui fait de moi une femme spéciale ? » La réponse « rien» n’existe pas, désolée ! Si tu es consciente que Hachem t’a créé́ le jour où le monde ne pouvait plus se passer de toi et que tu as une mission que personne d’autre dans toute l’histoire de l’humanité́ ne pourra accomplir, cela devient une évidence : tu es une perle unique. 2) Tolérer mon échec : Ton échec ne remet pas en question ta valeur. Au contraire ! Il est simplement la preuve que tu fournis des efforts au quotidien. Il est trop facile de ne pas échouer en se laissant vivre. Prendre leçon de l’échec, te permettra de progresser à̀ ton rythme. 3) Savoir me féliciter. Être fière de moi en racontant à̀ mes proches de quelle manière j’ai réussi aujourd’hui à̀ me maîtriser dans un certain domaine ou me réjouir des bons actes que j’ai réalisés. Ce n’est pas de l’orgueil, c’est un booster pour continuer à̀ s’améliorer ! En m’exerçant au quotidien sur ces 3 principaux pôles, je vais créer un effet miroir : mon regard intérieur devenu plus aimant, plus tolérant, plus glorifiant, le regard que j’aurai envers mon mari se transformera avec ces nouveaux atouts en : 1) J’aime cette particularité́ chez lui, ça le rend spécial. 2) Dans cette situation, c’est vrai qu’il n’a peut-être pas été́ à̀ la hauteur, mais qui ne se trompe pas ? moi la première !!! 3) Je dois le féliciter pour toutes les choses positives qu’il est ou qu’il fait que je perçois au quotidien. Alors ? prête à̀ t’entrainer sur le développement de ton estime personnelle et par effet boomerang, à̀ renforcer l’estime que tu portes à̀ ton conjoint

Sortir de ses limites pour cimenter son couple

Sortir de ses limites pour cimenter son couple 27/03/2025 3 exemples, une même source. Léa rentre effondrée de sa journée de travail. Une journée bien chargée. Mais ce n’est pas le problème. Ce qui lui pèse sur le cœur,  c’est qu’à sa pause, elle a croisé son mari : accaparé par une vive discussion téléphonique, il ne lui a même pas lancé un regard… Rachel est une femme très sociable. Ses vacances idéales : aller en club pour retrouver une ambiance de copines. Le seul problème c’est…son mari « asocial » qui n’aime que se percher dans une maison en pleine campagne loin de toute vie humaine. A cause de cela, elle ne passe jamais de bonnes vacances. Soit, ils vont en club et il tire la tête à longueur de journée. Soit, ils vont à la campagne et elle s’ennuie à mourir aux côtés de son mari qui reste des heures à admirer un étang… Jonathan est un mari très attentionné. Dès qu’il va faire les courses ou passe devant une boutique qu’il aime, il cherche toujours quoi acheter à son femme bien aimée. Mais, étrangement, à chaque fois, sa femme se fâche au vue du cadeau et cela crée plus de tensions que d’amour. L’autocentrisme, l’ennemi du couple Léa, Rachel et Jonathan vivent des situations différentes, pourtant la source de leur problème est identique. Léa est blessée mais elle ne se demande pas à un seul moment quelle conversation a tellement contrarié son mari qui habituellement agit avec attention. Rachel traite son mari d’asocial mais elle n’a pas compris que son mari envisage ses vacances différemment : il veut se retrouver avec sa famille dans le calme. Jonathan est très attentionné mais il n’offre que ce que lui aime sans tenir compte des goûts et de la personnalité de sa tendre épouse. Et donc, très souvent, il lui offre exactement ce qu’elle n’apprécie pas. La source de leur problème est tout simplement que Léa, Rachel et Jonathan n’ont pas réussi à sortir de leurs limites personnelles. Leur regard, leur jugement, leur rapport à leur conjoint reste limité par leur Ego, leur personne. La valeur absolue, ils la puisent dans leur façon d’agir, dans leur façon d’apprécier les divertissements et les objets, dans leur façon d’exister. Chaque jour, leur relation de couple et leur vie commune seront limitées par leur propre appréciation des choses… Cet autocentrisme est une des sources de tensions qui peuvent régner dans un couple. Si on n’ouvre pas les yeux vers l’autre, on l’écrase forcément par notre regard. Ainsi, le premier pas pour créer du lien entre mari et femme, est de prendre conscience du pouvoir de cette capacité ! Il faut que chacun se rende compte de l’importance de laisser entrer l’autre dans sa vie. Sortir de son « égypte personnel » pour atteindre l’autre Cette capacité de « sortir de ses limites » est tellement primordial pour cimenter un couple, qu’elle est à la base de l’union entre Hachem et son peuple ! Qui ne sait pas que le peuple d’Israel a du, en premier lieu, sortir de mitsraim pour pouvoir recevoir la Torah ! En hébreu, mitsraim veut, bien sûr, dire « Egypte » mais aussi « limite » ! C’est seulement cette minorité de juifs qui ont réussi à sortir d’Egypte, de leur limites personnelles qui ont pu s’unir à Hachem par une alliance éternelle au moment du don de la Torah! Vous l’avez donc compris : pour atteindre l’autre, pour s’unir d’une alliance forte, il faut d’abord développer la capacité de mettre de côté sa personne pour voir l’autre véritablement. Un travail de longue haleine, une récompense éternelle : un couple uni dans le silence Seulement, cette capacité ne vient pas d’une tendance naturelle. Elle s’acquiert par un travail, et parfois même par un travail violent !!! Comme nous dit Rav Benchétrit : pour créer un amour commun il faut casser deux amours propres. Si Léa était sortie de ses limites, face à l’ignorance de son mari, elle se serait inquiétée sur le sujet de sa conversation et non pas sur sa propre valeur aux yeux de son mari. Si Rachel était sortie de ses limites face au comportement de son mari dans un hôtel organisé, elle aurait compris que pour lui, les vacances sont faites pour retrouver sa famille et entre autre sa femme qu’il aime tant ! Si Jonathan était sorti de ses limites, il aurait compris que ce que sa femme aime le plus c’est sentir que son mari connait ses goûts en lui offrant ce qu’elle, elle aime. La clé pour atteindre l’autre est de se demander : comment envisage t-il cette situation ? Pourquoi cette dispute est- elle si récurrente et en est-il toujours le précurseur? qu’est ce qui le rend heureux ou triste ? Qu’est ce qui provoque chez lui une colère ou un sentiment d’injustice ? Quel cadeau le comble ? Quel moment dans la semaine le rend serein ? Si vous ne connaissez pas encore ces réponses, c’est là que commence tout votre travail : posez-lui ces questions ! Cela vous aidera à mieux comprendre qui est votre conjoint et les raisons de certain de ses comportements. Par la suite entraînez-vous à vous remémorer de ses réponses :« il est nerveux » veut dire « je suis épuisé , « il aime cette balade au bois »(alors que moi j’adore la hayda) « il a besoin qu’on se retrouve ». Ce travail va constituer en vous une épargne de « compréhension de l’autre » où vous pourrez puiser dans des situations, des discussions ou des conflits qui reviennent de manière récurrente dans votre couple. Au fur et à mesure, ce travail deviendra un automatisme et vous fera réagir plus posément, en réfléchissant et non plus en surréagissant. Et vous verrez : pas à pas, année après année, vous rentrerez dans le cœur de votre mari et lui dans le votre. Un sourire aux lèvres vous vous direz: sa personne je la connais à présent tellement, que je n’ai même plus besoin de mots pour la comprendre. Yehoudit Lahmi Madrikhat Kala

SE RECENTRER SUR SON COUPLE POUR ATTEINDRE LA JOIE

SE RECENTRER SUR SON COUPLE AU QUOTIDIEN POUR ATTEINDRE LA JOIE 26/02/2025 Après la monotonie d’un hiver qui ne semblait plus en finir, les jours commencent à se rallonger et nous sentons bientôt arriver la joie de POURIM ! Pourim, un jour intense stoppé par le michté Pourim est cette magnifique fête qui ne tombe que pendant la semaine et qui pourtant nous semble défiler à vive allure ! En une seule journée, nous devons accomplir des mitsvot bien spécifiques : tout d’abord, envers Hachem en écoutant la méguila. Puis, envers notre prochain en envoyant des « paniers de nourriture » à nos connaissances et en donnant aux pauvres assez d’argent pour organiser un festin. Tout ceci en maquillant et déguisant nos enfants et en prenant le temps de prier en parallèle. Et puis soudain, nous nous arrachons à notre journée trépidante pour nous retrouver en famille, parfois avec nos amis autour d’un repas ! Ce festin est l’apogée de la joie de Pourim ! Nous fêtons le sauvetage du peuple d’Israël. Un sauvetage qui, contrairement à Hanoukka, ne s’est pas fait par le biais d’un petit groupe d’individus mais simplement par l’intermédiaire d’un couple fort et exemplaire : Mordehai et Esther ! Un couple qui, en s’épaulant et en se remettant à la bonté d’Hachem, a amené le salut non seulement à toute leur génération mais aussi et surtout à tous leurs descendants ! Chaque année, nous vivons tous cette journée de la même manière. Mais, si on s’y penche un tant soit peu, nous pouvons découvrir un message caché derrière le déroulement de Pourim. Pourim, se concentrer sur l’essentiel au quotidien : notre couple Pourim tombe un jour de semaine. En ceci, il est le reflet de notre quotidien. Un quotidien que nous vivons dans une bousculade continuelle entre nos soucis, l’accomplissement des mitsvot et l’étude de la Torah, les réflexions autour de l’éducation, les heureux évènements, l’aide et le soutien que nous apportons à notre entourage et avec encore tant d’autres choses !  Cette course effrénée dans notre vie nous fait oublier l’essentiel : notre couple. Ecrasé par notre quotidien, il devient secondaire. Combien de femmes peuvent penser « ouf ! pour pouvoir parler à mon mari, il faudrait que je prenne rendez-vous avec lui » « cela fait des semaines qu’on n’a pas partagé un vrai moment ensemble » « le soir, on est tellement fatigués que c’est à peine si on se souhaite bonne nuit ». Oui, petit à petit, si on se laisse emporter par les journées intenses, on finit par se perdre complètement de vue.  Pourtant, nous oublions qu’au sein de notre foyer, c’est par l’intermédiaire de notre couple, de la construction d’amour mutuel et de paix que Hachem peut déverser son aide et ses délivrances. L’issue de l’histoire de Pourim nous en donne l’exemple : c’est ensemble que Mordehai et Esther ont réussi, avec l’aide de Hachem, à détourner les projets d’Haman et c’est aussi ensemble qu’ils ont rédigé la méguila comme louange pour Hachem. Une louange qui sera lue chaque année depuis lors ! Mais, comprenons que cette force de devenir le réceptacle de la délivrance et des brakhot de Hachem n’a pas été donnée seulement à des couples particuliers. Hachem a donné cette capacité à tous les couples en les bénissant sous la Houppa de pouvoir accomplir son plan : construire un édifice perpétuel.En devenant des « reim ahouvim » des amis qui s’aiment, en s’investissant dans son couple, nous méritons de trouver la joie au quotidien tout comme Adam et Hava au gan Eden ! Et cette joie influencera notre foyer ainsi que le foyer de nos descendants ! Cette interprétation semble idyllique mais impalpable dans notre réalité, n’est-ce pas ? Le michté : la clé pour se recentrer sur l’essentiel au quotidien Vient alors le michté pour stopper la journée bouillonnante de pourim et nous donner dans un même temps la clé pour garder notre couple comme l’essentiel dans notre quotidien. La mitsva du michté vient nous sommer : « PRENEZ UN TEMPS D’ARRET DANS CETTE COURSE » . Chaque jour, prenez un temps pour votre couple, pour parler de vous deux, pour partager un moment, pour mettre à plat vos (re)ssentiments. Car c’est la stabilité et l’avancée de votre couple qui permettra à votre foyer tout entier d’accéder à la véritable joie ! » S’enivrer pour accéder à la joie dans son couple Comment atteindre la véritable joie dans son couple ? C’est le dernier secret de notre journée de pourim : la mitsva de s’enivrer pour les hommes jusqu’à qu’ils ne sachent plus s’ils doivent bénir le bien ou bénir le mal. Puisque finalement tout arrive par la volonté de Hachem et tout sauvetage ne vient que grâce à Lui, nous devrions pouvoir bénir sur le bien comme sur le mal. Notre couple aussi, vit un quotidien avec ses hauts et ses bas, nous nous investissons dans tous les domaines pour réussir. Cependant, il faut qu’il soit clair dans notre esprit que ces efforts que nous fournissons ne sont pas la cause de notre réussite. En tant que couple, nous devons garder à l’esprit que Le seul qui donne la réussite et dénoue les problèmes c’est Hachem, notre père bien aimé. Si nous ne gardons pas cela bien en tête, notre investissement quotidien pourra devenir démesuré et sans limites . Ce sont ces efforts démesurés au quotidien qui nous éloigneraient petit à petit et gèleraient notre construction de couple. Si seulement nous comprenions un instant que tout ce qui dessine notre quotidien est voulu par Hachem et que la solution et la réussite ne vient que de lui dans un couple qui se soutient et s’aime. Si seulement nous comprenions cela alors nous nous recentrerions sur notre couple qui est la base de toutes délivrance !  Alors, chères lectrices, prenons leçon de cette journée de pourim : notre couple doit être la priorité dans notre vie. Si nous nous efforçons à partir de maintenant d’accorder un moment chaque jour à notre couple, d’envoyer un gentil message dans la journée à notre mari, de laisser les enfants de temps en temps à la babysitter (même si la maison ressemble à un chantier et que le bébé n’aime pas quand maman est absente), et de fournir les efforts strictement nécessaires au quotidien et de laisser Hachem gérer le reste, nous pourrons accéder à la véritable joie à travers notre couple ! Pourim Sameah !   Leilouy Nishmat  Hava Eva Esther BAT Rahel Livia Yehoudit Lahmi Image par Peggy und Marco Lachmann-Anke de Pixabay Image d’entête Joy :  par WOKANDAPIX de Pixabay Publicité Retour