Soukot et ma compétence à recevoir

souca

L’image qui me vient spontanément lorsque la fête de Souccot approche est celle de l’étreinte d’Hachem envers chacun de nous. Mariacha Drai expliquait que la Soucca, avec ses trois murs obligatoires, forme kavya’hol le corps, le bras et l’avant-bras d’Hachem nous enveloppant…
Après ce parcours de rapprochement entre Hachem et Son peuple, voici venue la fête de notre étreinte. C’est magnifique…

J’ai souvent pu être étonnée devant la différence flagrante de réaction des personnes recevant un cadeau, un compliment ou tout autre apport agréable extérieur.
Il y a celles qui accueillent cet élan venant d’autrui avec bonheur, éclats de paroles et de joie, directement connectées et en phase avec ces ondes de générosité qu’elles interceptent les bras grands ouverts. D’autres sont étonnées, réservées, même peut-être méfiantes et un brin tristes ou déçues devant ce mouvement extérieur vers elles (pas assez, trop pour elles, évitements, etc.).
Enfant et jeune, je pensais que c’était les circonstances qui séparaient ces deux types de personnes (valeur du cadeau, pertinence du compliment, lien avec la personne qui offre, etc.) et ce constat me désolait. J’ai compris que cette première lecture se cassait rapidement la figure et que c’était une excellente nouvelle !!

Dans ce micro-comportement du moment M de l’accueil du cadeau se cache en fait notre intime disposition à recevoir. Du dessous du chapeau, imperceptiblement, se hissent des pensées à peine audibles nous permettant ou empêchant d’accueillir avec délectation ces élans extérieurs.
Ici se cache le champ à labourer, semer, pour voir fleurir en nous cette ouverture, cette compétence à recevoir. Et oui, car recevoir, ça s’apprend ! La balle est dans notre camp !
Nous ne sommes pas égales devant l’acquisition de cette compétence et chacune, là où elle se trouve, sera bEzrat Hachem son agricultrice soignée.

Hachem nous aime, puissions-nous toutes profiter de cette fête avec délectation bEzrat Hachem.


Sarah Lahmi