Une journée de vacances comme on les aime

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9h. On se lève en douceur — ou plutôt, c’est le petit qui grimpe dans notre lit en chantant, bien décidé à ce que personne ne dorme plus. On fait la netilat yadayim, et on se retrouve tous au salon pour la téfila en chansons. Ce moment-là, on y tient. Peu importe l’heure, peu importe le chaos qui nous attend — il y a quelque chose de doux à commencer la journée ensemble, même quand les voix se mélangent et que le bébé babille par-dessus les passages.

Je lance une machine — au moins celle-là, je l’ai pas oubliée — et on passe au petit-déjeuner et la bataille du bol — parce qu’apparemment, il n’y en a qu’un seul de bien dans toute la maison. On ne sait toujours pas lequel, mais tout le monde le réclame en même temps. Entre deux tartines, il y a une couche à changer et un biberon à donner.

On jongle, comme toujours.

Il est déjà 11h. Le programme de la matinée, lui, attend toujours.

On improvise une activité rapide — puzzle pour les uns, dessin pour les autres — histoire de canaliser un peu l’énergie avant de préparer les affaires. Le sac de sortie est prêt depuis hier soir (ça, au moins, c’était une bonne idée). Il ne reste plus qu’à préparer le repas à emporter : sandwichs, fruits, une bouteille d’eau par enfant, et un goûter glissé au fond « pour tout à l’heure » qui sera réclamé dans vingt minutes.

On finit par sortir, avec deux petites heures de retard sur le programme prévu. La sortie se passe bien, bH — les enfants courent, rient, se disputent cinq minutes et se réconcilient aussitôt. On les regarde et on se dit que finalement, c’est pour ça qu’on sort.

On mange sur place, assis sur un banc ou une couverture selon l’humeur. Le repas disparaît en un temps record — dehors, tout a meilleur goût, même les sandwichs préparés à la va-vite.

Sur le chemin du retour, les deux grands discutent calmement — une conversation sérieuse sur on ne sait quoi, mais ils ont l’air très absorbés. Les deux derniers s’endorment dans la voiture. Première angoisse de l’après-midi : à quelle heure vont-ils dormir, ce soir ?

On rentre. Il faut réveiller les petits, ce qui ne se passe jamais très bien. Il y a un moment de flottement — ni vraiment debout, ni vraiment réveillés — pendant lequel tout le monde est un peu grognon, y compris moi.

Les douches s’enchaînent les unes après les autres. Les grands se débrouillent (presque) seuls, entre deux éclaboussures et des jouets de bain éparpillés dans toute la salle de bain. Le tapis, trempé, attendra son tour. La serviette de bain qui traîne par terre aussi.

Papa rentre enfin. J’ai envie de souffler deux minutes, de m’asseoir sans qu’on me demande quelque chose… mais tout le monde a faim, évidemment. Le repas qu’on avait anticipé ce matin se réchauffe en quelques minutes — cette fois-là, l’organisation a payé.

Au moins, le menu plaît à tout le monde ce soir. Ouf.

On se raconte cette journée à rallonge autour de la table — les enfants parlent tous en même temps, chacun veut raconter son moment préféré. On les écoute, on rit, on finit de manger notre plat qui a refroidi sans s’en rendre compte. Et on profite enfin de la pastèque bien fraîche, sortie du frigo juste à temps. Quelqu’un propose une partie de Uno. Tout le monde dit oui.

Il est bientôt 22h quand les derniers yeux se ferment enfin. La maison est silencieuse. La vaisselle attend dans l’évier, le tapis de bain est encore trempé, et la machine qu’on avait lancée ce matin attend peut-être encore.

Tant pis. C’est les vacances.

Et au fond, peut-être que ces journées bruyantes, fatigantes, pleines d’imprévus, sont elles aussi une forme de brakha — le bruit d’une maison pleine de vie, qu’on essaie chaque jour de remplir d’un peu plus de hakarat hatov et de sourires, même quand tout ne se passe pas comme prévu.

 

Tips pratiques — L’été à mini budget

Créer l’ambiance chez soi Fleurs fraîches, draps propres, repas pris dehors, bougie le soir — changer quelque chose de visible pour marquer le changement de saison.

Les sorties gratuites ou presque Parcs, jardins, bibliothèques, musées en entrée libre, animations mairie, jeux en plein air — cherchez le programme de votre ville et alentours.

La journée à la journée Une forêt, un lac, une ville voisine — le dépaysement n’a pas besoin d’être lointain.

Les journées thématiques à la maison Journée cuisine, journée cinéma, journée créative — les enfants adorent et s’en souviennent longtemps.

Changer sa routine matinale Lever plus tardif, café tranquille, téléphone éteint le matin — dix minutes suffisent à changer l’ambiance de toute la journée.

S’habiller pour soi La tenue d’été qu’on aime — même à la maison. Ça change le regard qu’on pose sur sa journée.