Vacances : profiter sans tout lâcher, ni tout contrôler
- 14/07/2026
Les vacances possèdent ce don de tout bousculer : les horaires, les repas, le sommeil, les habitudes, les enfants, les sorties… Et souvent, notre alimentation suit le mouvement. On mange plus tard, plus dehors, plus sucré, parfois plus gras. Et très vite, deux réactions opposées apparaissent : soit on veut tout contrôler, soit on lâche complètement en se disant : “On verra à la rentrée.”
Entre le régime militaire et le chaos total, il existe un vrai juste milieu. Celui où l’on profite, sans culpabiliser, mais sans non plus mettre son corps en difficulté pendant plusieurs semaines.
Avant les vacances, beaucoup de femmes tombent dans le même schéma : serrer les dents, réduire, se priver, parfois dans l’idée de “préparer” son corps. Sauf que plus on arrive frustrée, plus on a tendance à se jeter sur tout dès les premiers jours. Et au retour, rebelote : “j’ai abusé, je dois me reprendre”. Résultat : les vacances deviennent une parenthèse de culpabilité, avant, pendant et après.
Alors, on se fait à l’idée que manger parfaitement n’existe pas en vacances. Il suffit de garder quelques repères simples.
En maison de location, on peut prévoir une base facile : oeufs, thon, fromages, yaourts, crudités, fruits, pain de qualité, légumes à griller, riz ou pâtes complètes. Rien de compliqué. Juste de quoi composer des repas simples quand on ne mange pas dehors. Parce que si chaque repas devient pizza, glace, sandwich et chips, le corps finit par le ressentir : digestion lourde, fatigue, rétention d’eau, fringales… Et prise de poids.
À l’hôtel, le buffet est souvent le grand piège. Pas parce qu’il est truffé d’aliments “interdits”, mais parce que l’abondance brouille le cerveau. On arrive pour prendre un petit-déjeuner, et on repart avec une assiette sucrée, une salée, deux cafés, un jus, un croissant “parce qu’il était là”, et parfois même quelque chose qu’on n’aime pas tant que ça.
Le bon réflexe : regarder avant de se servir. Choisir ce qui nous fait vraiment envie, pas tout ce qui existe. Idéalement, on construit une assiette qui tient : une source de protéines, comme oeufs, fromage, yaourt grec ou thon selon les options, un peu de pain ou un féculent, des légumes et/ou fruits, puis un plaisir si on en a envie. Le plaisir a sa place, mais il n’a pas besoin de prendre toute la place !
Et puis il y a les à-côtés de l’été : glaces, granités, cafés glacés, boissons sucrées, snacks à la plage. Là aussi, il ne s’agit pas de tout interdire. Une glace en famille, un granité pendant une sortie, un bon dessert au restaurant : ça fait aussi partie des souvenirs. Mais quand ces petits plaisirs deviennent automatiques tous les jours, parfois plusieurs fois par jour, ils ne nourrissent même plus vraiment le plaisir. Ils deviennent juste une habitude, qui se transforme en culpabilité.
Autre point essentiel : l’hydratation. En vacances, on pense boire, mais souvent on boit moins d’eau et plus de boissons “plaisir”. Avec la chaleur, les déplacements, la marche, la plage, le corps se déshydrate vite. Et un corps déshydraté réclame plus facilement du sucre,
digère moins bien, gonfle davantage et fatigue plus vite. Garder une bouteille d’eau avec soi, boire régulièrement, proposer de l’eau aux enfants avant qu’ils réclament autre chose : c’est simple, mais ça change beaucoup.
Le but des vacances n’est donc pas de rester dans un contrôle permanent. On a aussi le droit de souffler, de manger différemment, de sortir du cadre. Mais souffler ne veut pas dire oublier complètement son corps. Il a besoin de plaisir, oui, mais aussi d’eau, de vrais repas, de légèreté, de sommeil, de mouvement.
Quand on garde un minimum de repères, le retour est beaucoup plus doux. Pas besoin de “compenser”, pas besoin de se punir, pas besoin de recommencer à zéro. On reprendra plus facilement sa routine, parce qu’on ne l’aura pas totalement détruite en route.
Finalement, bien manger en vacances, ce n’est ni se restreindre, ni tout lâcher. C’est apprendre à profiter avec conscience. Choisir les plaisirs qui comptent vraiment, garder quelques bases qui font du bien, écouter son corps sans se juger. Et rentrer chez soi avec de bons souvenirs, pas avec une guerre intérieure à gérer.

