Le secret du lien, du bonheur, et de la réussite
- 19/11/2025
Nous avons donc expliqué que l’homme va traverser sur terre un parcours unique ou dans un premier temps, de 0 à 20 ans, il va construire ses kelims de lien, en recevant de l’amour et de l’attention.
Chaque homme va recevoir plus ou moins de kelims, et avec cela, il va devoir atteindre comme objectif בכל דרכיך דעהו « dans tous tes chemins, connecte-toi a lui ».
ויעדתם כי אני השם et tu sauras que je suis Hachem (tu te seras connecté à la dimension de « י-ה-ו-ה-« ולדבקה בו tu t’attacheras a Lui ; et 3 fois par jour nous disons :שמע ישראל י-ה-ו-ה- אלוקינו י-ה-ו-ה- אחד sache Israël, que lorsqu’Hachem apparait dans ta vie sous la forme de din, de elokénou, ça provient de י-ה-ו-ה, d’un dieu miséricordieux qui t’aime, et même ce din, se renversera finalement en rahamim, tu verras. Ce n’est pas évident, nous le répétons donc plusieurs fois par jour pour ne pas oublier.
Nous avons également expliqué que le lien que l’homme entretient avec lui, son entourage et Hachem est parallèle.
S’il en est ainsi, étant donné que chaque personne sur terre traverse des difficultés dans le lien avec l’entourage puis des épreuves donc des difficultés dans le lien avec Hachem, comment pourra-t-il atteindre le bonheur, qui est censé être atteint par la dvékout (la connexion) avec Hachem ?
Et c’est là que se trouve le secret du lien dans le nefech.
Étant donné que le premier contact de l’homme avec le don et l’amour dans sa vie se fait dans la face de la réception, l’enfant reçoit de l’amour, reçoit de l’attention, reçoit des cadeaux, son nefech s’habitue à ce fonctionnement. L’habitude dans la vie, c’est la zone de confort, c’est la sensation de sécurité, c’est l’impression de vivre le bonheur. Effectivement, le nefech de l’enfant doit recevoir, c’est ce qui le construit et lui donne la base de la fondation de sa vie…
Mais personne ne vient ensuite expliquer à cet enfant, à l’âge adulte, que si son nefech continue à fonctionner de la sorte, ou encore espère et attend que cela continue, ce qui était positif dans l’enfance, devient négatif à l’âge adulte. Ou pire, lorsque l’enfant a vécu un manque, lorsqu’on ne s’est pas occupé de lui, ou lorsqu’il a été trahi, il va être assoiffé toute sa vie de recevoir, ou dans la peur de ne pas recevoir.
Cependant, il est écrit : « הודי נהפך למשחית « . Lorsque l’adulte possède une force, une énergie intérieure, et ne l’exprime pas, lorsque l’adulte pense, parle, ressent, agit, mais non pas pour produire, mais seulement pour recevoir et profiter, cette force se transforme en force destructrice. Plutôt que de donner, l’homme prend et devient égoïste. Plutôt que d’être patient et d’avoir des limites, de travailler et de s’investir, l’homme est impatient, nerveux, coléreux, jaloux et fuit l’investissement, la responsabilité et le travail. Plutôt que d’avoir de la ra’hamim, l’homme est cruel, et juge défavorablement. Plutôt que d’agir , l’homme est paresseux, plutôt que de sourire , remercier et s’excuser, l’homme est triste, ingrat, et accuse, plutôt que de s’intéresser et se soucieux des besoins de la communauté , l’homme ne se soucie que de lui, et plutôt que de reconnaître que tout ce qu’il a est un cadeau d’Hachem, l’homme est fier et s’enorgueillit, et méprise celui qu’il pense être inférieur à lui.
En d’autres termes, il a cru qu’il était venu sur terre pour être comblé, recevoir, et qu’on fasse ses volontés, il a oublié qu’il était venu pour exprimer son potentiel, c’est-à-dire donner, produire, apporter autour de lui, faire la volonté d’Hachem.
Les lumières de Hanouka, ce sont les lumieres du Or haguanouz, de la lumiere cachée par hachem. quelle est cette lumière ? c’est la lumière du bonheur : celle dont les tsadikim jouissent dans le olam haba. et pourtant, nous avons la possibilité d’en jouir, aujourd’hui, en 2025. Dès l’instant ou l’homme « existe », c’est-à-dire exploite le moment présent pour utiliser ses forces intérieures dans le but de donner, il jouit de cette lumière, du or haganouz. a ce moment la , tous les dinm s’annulent, et il peut meriter de grandes délivrances. c’est ceci la guerre de hanouka, la kedoucha, contre la touma. la kedoucha, c’est la ahdout, l’altruisme, le soucis de l’autre, l’entraide, la capacité de ceder, de pardonner.. la touma, c’est la division, l’égoïsme.
a hanouka, nous devons augmenter la force de la kedoucha, pour meriter la lumiere du or haganouz. Dans quelle mesure allons nous prendre ou donner ? allons nous resté dans le schéma de l’enfance, dans notre zone de confort, à prendre recevoir ou exiger de l’entourage, ou plutôt, devenir adulte, à donner, se soucier, et apporter autour de nous ? Non pas pour gagner de l’estime de l’entourage, ni pour recevoir en retour l’amour de l’entourage, mais plutôt par amour du don. Parce que nous sommes devenus à l’image d’Hachem une personne qui aime donner.
Lorsque l’homme dans sa vie arrive à un stade où il aime profondément donner et apporter autour de lui, donner à sa nechama en faisant des mitsvot et en étudiant la Torah, donner à son entourage et donner à Hachem, il a atteint la dveikout, il a suivi le chemin de conduite d’Hachem, il s’est connecté à Hachem, au or haganouz. Car le lien qui procure le bonheur, c’est le lien dans lequel je suis actif, je produis pour l’autre, et non pas lorsque je suis passif et que je reçois.
Souvent, la perception de la réalité du bonheur sur terre, est reliée à la sensation d’être comblé, d’avoir un bon mari, de gentils enfants, une belle maison, un travail respectable. Et pourtant, c’est une fausse perception, celle de la Torah est différente. Avraham est-il devenu Avraham Avinou grâce aux moments où il a reçu dans sa vie ? Non. Par le mérite d’avoir résisté aux 10 épreuves. Yossef est-il devenu Yossef hatsadik dans la maison de son père ? Non, c’est seulement après avoir été éprouvé, vendu esclave puis en prison, qu’il s’est élevé et a atteint sa grandeur.
La Torah lui donne l’attribut de « איש מצליח « , un homme réussi , en prison ! Orphelin de mère, hait par ses frères, sans contact avec son père, trahi par sa maîtresse, pas marié, sans enfants, sans métier, sans argent… de quelle réussite parle-t-on ? De sa capacité à exprimer le bien même dans les circonstances les plus difficiles, à penser positivement et juger ses frères positivement, à ne pas leur en vouloir émotionnellement et ne pas les haïr, à parler positivement, à se soucier de son entourage malgré sa situation, ceci est le test de l’homme : est-il un homme altruiste, qui aime faire le bien, aimer et aider, donner et sourire, ou est-il égoïste, centré sur ses manques sa tristesse et son malheur. Il a souffert dans l’enfance, il a perdu sa mère, rejeté par ses frères, que va-t-il devenir ? Une personne qui attend d’être comblée par les gens, la vie et Hachem, ou une personne qui se soucie de purifier ses pensées, émotions et actions…
Telle est la route du bonheur… de quoi dépend-il ? De l’homme seulement. Que l’homme ait été comblé ou pas dans l’enfance, aimé ou pas, critiqué ou pas, qu’il ait un métier ou pas, qu’il soit marié ou pas, qu’il ait des enfants ou pas, à l’âge adulte, il pourra choisir comme Yossef hatsadik, la route de l’homme réussit : celui qui se relie, qui exprime du positif de son être. Celui qui pense à son entourage, donne et aime, celui qui ne se vexe pas, pardonne, est joyeux et a confiance en Hachem. Le bonheur ne dépend donc pas de la vie de l’homme, mais du lien qu’il crée avec la vie, hachem, son entourage et lui-même.
en ce mois de kislev, que nous puissions tous prendre la décision de passer moins de temps à prendre et plus de temps à donner, et ainsi renforcer la force de l’union, de la a’hdout, de la kedoucha, face à la force de la division, de la touma, et ainsi mériter très rapidement la délivrance finale.
