Le secret du lien, du bonheur, et de la réussite.

Le secret du lien, du bonheur, et de la réussite 19/11/2025 Nous avons donc expliqué que l’homme va traverser sur terre un parcours unique ou dans un premier temps, de 0 à 20 ans, il va construire ses kelims de lien, en recevant de l’amour  et de l’attention. Chaque homme va recevoir plus ou moins de kelims, et avec cela, il va devoir atteindre comme objectif בכל דרכיך דעהו  « dans tous tes chemins, connecte-toi a lui ». ויעדתם כי אני השם et tu sauras que je suis Hachem (tu te seras connecté à la dimension de « י-ה-ו-ה-«   ולדבקה בו tu t’attacheras a Lui ; et 3 fois par jour nous disons :שמע ישראל י-ה-ו-ה-  אלוקינו י-ה-ו-ה-  אחד   sache Israël, que lorsqu’Hachem apparait dans ta vie sous la forme de din, de elokénou, ça provient de י-ה-ו-ה, d’un dieu miséricordieux qui t’aime, et même ce din, se renversera finalement en rahamim, tu verras.  Ce n’est pas évident, nous le répétons donc plusieurs fois par jour pour ne pas oublier. Nous avons également expliqué que le lien que l’homme entretient avec lui, son entourage et Hachem est parallèle. S’il en est ainsi, étant donné que chaque personne sur terre traverse des difficultés dans le lien avec l’entourage puis des épreuves donc des difficultés dans le lien avec Hachem, comment pourra-t-il atteindre le bonheur, qui est censé être atteint par la dvékout (la connexion) avec Hachem ? Et c’est là que se trouve le secret du lien dans le nefech. Étant donné que le premier contact de l’homme avec le don et l’amour dans sa vie se fait dans la face de la réception, l’enfant reçoit de l’amour, reçoit de l’attention, reçoit des cadeaux, son nefech s’habitue à ce fonctionnement. L’habitude dans la vie, c’est la zone de confort, c’est la sensation de sécurité, c’est l’impression de vivre le bonheur. Effectivement, le nefech de l’enfant doit recevoir, c’est ce qui le construit et lui donne la base de la fondation de sa vie… Mais personne ne vient ensuite expliquer à cet enfant, à l’âge adulte, que si son nefech continue à fonctionner de la sorte, ou encore espère et attend que cela continue, ce qui était positif dans l’enfance, devient négatif à l’âge adulte. Ou pire, lorsque l’enfant a vécu un manque, lorsqu’on ne s’est pas occupé de lui, ou lorsqu’il a été trahi, il va être assoiffé toute sa vie de recevoir, ou dans la peur de ne pas recevoir. Cependant,  il est écrit : « הודי נהפך למשחית « . Lorsque l’adulte possède une force, une énergie intérieure, et ne l’exprime pas, lorsque l’adulte pense, parle, ressent, agit, mais non pas pour produire, mais seulement pour recevoir et profiter, cette force se transforme en force destructrice. Plutôt que de donner, l’homme prend et devient égoïste. Plutôt que d’être patient et d’avoir des limites, de travailler et de s’investir, l’homme est impatient, nerveux, coléreux, jaloux et fuit l’investissement, la responsabilité et le travail. Plutôt que d’avoir de la ra’hamim, l’homme est cruel, et juge défavorablement. Plutôt que d’agir , l’homme est paresseux, plutôt que de sourire , remercier et s’excuser, l’homme est triste, ingrat, et accuse, plutôt que de s’intéresser et se soucieux des besoins de la communauté , l’homme ne se soucie que de lui, et plutôt que de reconnaître que tout ce qu’il a est un cadeau d’Hachem, l’homme est fier et s’enorgueillit, et méprise celui qu’il pense être inférieur à lui. En d’autres termes, il a cru qu’il était venu sur terre pour être comblé, recevoir, et qu’on fasse ses volontés, il a oublié qu’il était venu pour exprimer son potentiel, c’est-à-dire donner, produire, apporter autour de lui, faire la volonté d’Hachem. Les lumières de Hanouka, ce sont les lumieres du Or haguanouz, de la lumiere cachée par hachem. quelle est cette lumière ? c’est la lumière du bonheur : celle dont les tsadikim jouissent dans le olam haba. et pourtant, nous avons la possibilité d’en jouir, aujourd’hui, en 2025. Dès l’instant ou l’homme « existe », c’est-à-dire exploite le moment présent pour utiliser ses forces intérieures dans le but de donner,  il jouit de cette lumière, du or haganouz. a ce moment la , tous les dinm s’annulent, et il peut meriter de grandes délivrances. c’est ceci la guerre de hanouka, la kedoucha, contre la touma. la kedoucha, c’est la ahdout, l’altruisme, le soucis de l’autre, l’entraide, la capacité de ceder, de pardonner.. la touma, c’est la division, l’égoïsme. a hanouka, nous devons augmenter la force de la kedoucha, pour meriter la lumiere du or haganouz. Dans quelle mesure allons nous prendre ou donner ? allons nous resté dans le schéma de l’enfance, dans notre zone de confort, à prendre recevoir ou exiger de l’entourage, ou plutôt, devenir adulte, à donner, se soucier, et apporter autour de nous ?  Non pas pour gagner de l’estime de l’entourage, ni pour recevoir en retour l’amour de l’entourage, mais plutôt par amour du don. Parce que nous sommes devenus à l’image d’Hachem une personne qui aime donner. Lorsque l’homme dans sa vie arrive à un stade où il aime profondément donner et apporter autour de lui, donner à sa nechama en faisant des mitsvot et en étudiant la Torah, donner à son entourage et donner à Hachem, il a atteint la dveikout, il a suivi le chemin de conduite d’Hachem, il s’est connecté à Hachem, au or haganouz. Car le lien qui procure le bonheur, c’est le lien dans lequel je suis actif, je produis pour l’autre, et non pas lorsque je suis passif et que je reçois. Souvent, la perception de la réalité du bonheur sur terre, est reliée à la sensation d’être comblé, d’avoir un bon mari, de gentils enfants, une belle maison, un travail respectable. Et pourtant, c’est une fausse perception, celle de la Torah est différente. Avraham est-il devenu Avraham Avinou grâce aux moments où il a reçu dans sa vie ? Non. Par le mérite d’avoir résisté aux 10 épreuves. Yossef est-il devenu Yossef hatsadik dans la maison de son père ? Non, c’est seulement après avoir été éprouvé, vendu

Le mois de Av et notre relation avec Hachem

Les midots qui constituent l’anatomie psychique de l’homme, en réalité, la personnalité de l’homme 30/07/2025 Dans le précédent numéro, nous avons commencé à parler du lien, et de son développement chez l’être humain.  Les Sefarim disent que lorsque l’enfant démarre son parcours sur terre, il n’est relié à rien. Il a même plutôt perdu le lien qui le reliait au monde spirituel duquel il s’est détaché. Et le voilà parti dans un voyage unique de recherche de lien avec Hachem sur la planète Terre, puisque le Messilat Yecharim dit explicitement que l’homme a été envoyé sur terre « להתענג על השם ». C’est-à-dire, pour s’attacher à Hachem, qui est le plus grand bonheur. Comment cela se passe-t-il ?Pour s’attacher à Hachem, il va falloir que de nombreux paramètres se succèdent les uns après les autres dans la vie de l’homme.Et c’est ce parcours merveilleux que l’enfant commence à vivre depuis la conception, lorsque ses parents désirent amener une nechama sur terre. Pendant la grossesse, puis à la naissance, et durant la première année de vie, notre tout petit bébé va vivre en fusion avec ses parents (la maman surtout). Il est une partie d’eux, il a été désiré, voulu, aimé, et son entrée spectaculaire dans le monde avec tous les miracles de la naissance va lui donner sa place de petit roi qu’il reçoit sans aucun effort ni aucune condition.Cette première étape de lien que l’enfant traverse, lorsqu’il a été attendu, désiré, puis protégé comme le plus beau diamant de la terre jusqu’à 1 an, va créer chez l’homme le lien entre son corps et son nefech, c’est-à-dire le lien de l’homme avec lui-même : l’enfant s’aime, et est sûr que « בשבילי נברא העולם ».Les fondations de tout le système du lien sont créées à ce moment-là, et c’est sur cette structure seulement que pourront se construire respectivement les étapes suivantes du lien.À partir de 1 an, d’après le Rav Wolbe, l’enfant a suffisamment pris d’assurance et d’estime et est suffisamment relié à lui pour être capable de commencer à ouvrir les yeux et voir que d’autres personnes l’entourent également. Il commence à se relier à son entourage, et aime l’entourage. Cet entourage va lui être fidèle, va s’occuper de lui, va le combler émotionnellement et intellectuellement. Cet enfant est aimé, il a sur qui compter et à qui s’adresser lorsqu’il rencontre des difficultés. Il ne vit pas de trahison, fait confiance aux gens qui l’entourent et se sent sécurisé.Quand il agit mal, on le dirige, on le reprend, mais on continue à l’aimer, on lui pardonne. Son comportement est loin d’être parfait, il commence à peine à découvrir ses forces intérieures et à les mettre en route, il fait des erreurs, et même fréquemment, mais son entourage comprend qu’il a encore un long chemin, l’encourage, le félicite, l’aide à voir ses forces intérieures et à combattre sa face négative. Lorsque toutes les parties de la nechama auront pénétré en lui à l’âge de 20 ans, nous dit la Torah, et qu’il va commencer à créer un véritable lien avec Hachem, il sera persuadé qu’Hachem s’occupe de lui, pense à lui à chaque instant, se soucie de tous ses besoins, l’aime, a confiance en lui, et que s’il agit mal, il doit faire Téchouva, et Hachem lui pardonne. De même, il comprend que lorsqu’il traverse une difficulté, Hachem est là pour l’aider, se préoccupe de lui, l’accompagne, l’aime et partage sa souffrance.Ce système du lien est une seule entité, et fonctionne de manière parallèle. Plus l’homme entretient un bon lien avec lui-même, plus son lien avec l’entourage et Hachem sera fort.D’ailleurs, le mois le plus triste de l’année, lorsque le peuple juif s’est éloigné d’Hachem, porte le nom de « Av », qui signifie père, pour bien préciser que même lorsque l’homme s’est éloigné, ou qu’il traverse une période d’obscurité dans sa vie, Hachem est son père, et continue à se préoccuper de lui comme un père, est à son écoute, l’aime et le soutient.Cette face du lien avec Hachem dépend donc intégralement de la construction émotionnelle que l’enfant aura reçue dans l’enfance, c’est ce qui va lui donner en réalité les plus grands outils d’émouna, émouna de la terminologie « èm », maman, ou « imoun » confiance.Est-ce cela le lien ? Est-ce que cela est ce qui va procurer le bonheur à l’homme et l’amener à l’attachement total avec Hachem ?Non. Ceci est seulement la 1re étape, celle où l’homme est dans un mode qui s’appelle la « kabala », c’est-à-dire qu’il reçoit de l’entourage et d’Hachem. Ce mode a été prévu par Hachem comme mode indispensable pour le nefech dans un premier temps, lorsque les kélims de réception de don et d’amour sont créés chez l’être humain. C’est le moment où l’homme crée son « ani », son moi.Mais que se passe-t-il lorsque cette 1re étape s’est mal passée ? D’ailleurs comme chez la majorité des gens ?L’enfant n’a pas été désiré, pas aimé, trahi, méprisé, critiqué, délaissé, isolé…La Torah vient nous dire, à la différence d’énormément d’avis sur terre, que cela n’est pas déterminant pour son futur. La preuve : David Hamélekh seul 28 ans dans la forêt, Avraham Avinou trahi par son père et jeté dans la fournaise ardente, Moché Rabénou abandonné sur le Nil à 3 mois, Yossef orphelin, détesté et vendu par ses frères…C’est la 2e étape, à partir de l’âge de 20 ans, qui va être déterminante dans toute la réussite de l’homme sur terre et la réalisation de sa mission. Cette étape ne dépend en rien du passé, permettra à n’importe quel homme de trouver le véritable lien avec Hachem, lui-même et l’entourage, et de trouver le bonheur. La suite dans le prochain numéro Nitsa Taieb

Où se trouve le bonheur ? 

Où se trouve le bonheur ? 23/06/2025 Cette question largement répandue a fait couler énormément d’encre depuis le début de l’Histoire. Nous allons nous intéresser à ce que la torat hanefech nous apprend. Hachem a créé l’homme avec des besoins physiques et des besoins spirituels. Pour vivre, il faut, boire, manger dormir… lorsque l’homme ressent un manque, instinctivement il le comble et se sent apaisé. Mais nous possédons un nefech, une partie spirituelle qui a aussi des besoins. La Torah nous apprend que le besoin basique du nefech , le besoin vital, est le lien. Ainsi Hachem a créé l’homme. Sans lien, l’être humain petit à petit dépérit . A l’époque de la 2e guerre mondiale , des nazis ima’hchémam ont réalisé une expérience avec des nourrissons qu’ils ont nourris mais sans leur donner de lien affectif, et ces derniers sont morts. À l’inverse, de nombreuses histoires décrivent comment des personnes dans des situations terribles pendant la guerre, ou dans le coma, ont survécu grâce à un lien puissant d’une personne pour qui ils comptaient sur terre et qui tenait à eux.   Ainsi, en réalité, de la même manière qu’une personne qui a faim ne se sentira pas apaisée tant qu’elle n’a pas mangé, de la même manière, tant qu’une personne n’a pas trouvé le lien, elle ne se sentira pas apaisée. Ce même lien sera à l’origine du bonheur, qui s’appelle « onèg » dans la Torah (différent du plaisir) et qui génèrera à son tour la volonté et les autres forces du nefech. Nous avons donc un nefech spirituel qui nous envoie constamment un appel, qui nous transmet un manque. Cependant, tout autant qu’un nourrisson dès sa naissance a conscience de la faim, le manque de lien ne transmet pas une information claire à l’homme. L’homme ressent seulement un manque, un vide, il ne sait pas de quoi,  et interprète cette sensation a sa manière. Certains pensent que consommer comblera ce manque, d’autres pensent que l’argent comblera ce manque, ou encore les plaisirs, les voyages, le mariage, les enfants, la perfection spirituelle ou matérielle, le respect, et la liste est inexhaustible. Nous pouvons passer une vie entière à courir derrière un certain plaisir, à essayer de combler un manque, arrivera peut-être le jour où ce manque ou plaisir sera comblé. Et alors la réalité nous frappera de plein fouet : la sensation de manque  ’a pas été comblée.  Et pourtant, l’homme ne comprend pas et ce circuit peut se répéter sans fin toute la vie de l’homme. La nechama envoie un message : donne-moi le lien. Le yetser hara intercepte ce message et le distord : tu as besoin d’une glace, tu as besoin de vacances, tu as besoin de respect, tu as besoin d’argent et je t’assure tu te sentiras mieux. Le cerveau reçoit ce message, et essaie d’y répondre aussi bien et aussi vite que possible. La sensation de plaisir ressentie retourne à la nechama. La nechama reçoit ce plaisir fictif et ne donne pas de validation :erreur.  Je ne reçois pas ce que j’ai demandé. Elle renvoie donc un message de frustration au cerveau, et l’homme à nouveau ressent une sensation de vide. Peut-être que cela ne me suffit pas ? Peut-être que si la glace était plus grande ce serait mieux ?  Le roi chlomo hamelekh dit : וגם הנפש לא תמלא . Le nefech ne pourra jamais être rempli, comblé, par l’extérieur.  Plus l’homme pense qu’il est comblé par l’extérieur et attend et espère cela, plus il déconnecte son nefech de son besoin vital et son mal être ne fait qu’augmenter. Maintenant que nous avons donc compris comment le lien est vital, nous ne sommes pas arrivés au bout de notre peine, car si c’était si simple, nous aurions depuis longtemps été heureux.  Pourquoi est-ce que ce n’est pas simple ?  Parce que la création du système du lien chez l’homme se réalise avec énormément d’étapes que l’enfant traverse jusqu’à l’âge adulte et la création de ces étapes dépend pour chaque être humain de la volonté d’Hachem. Moins une personne reçoit d’outils dans le lien, plus sa mission sur terre est grande mais parfois pas évidente dans un premier temps à réaliser. La Torah nous donne l’exemple de David hamelekh qui depuis le tout début de son existence n’a traversé aucune étape de création de lien. A la naissance, on voulait le mettre à mort, ensuite on l’a envoyé dans la forêt seul à l’âge de 3 ans, puis il a été haï par ses frères et a grandi seul , isolé et rejeté. Logiquement, rien de particulier n’aurait dû sortir d’un tel homme. Et pourtant, David hamelekh n’est autre que le personnage qui a écrit le livre des psaumes, qui est l’outil de connexion le plus puissant entre l’homme et son créateur de toute l’histoire du peuple juif. Ce livre donne la possibilité à chaque Juif de créer un lien puissant avec le créateur, dans n’importe quelle situation de la vie. Il est devenu roi, a gagné toutes les guerres contre les nations et a mis au monde Chlomo qui a construit le premier beth hamikdach. Cette époque est reconnue comme ayant été la plus glorieuse du peuple juif de toute l’histoire. David est aussi l’ascendant de machiah qui b’h amènera la délivrance finale. Nous avons donc compris que le lien est vital, que la construction du système du lien se passe dans l’enfance et doit traverser plusieurs étapes, que chaque être humain reçoit plus ou moins d’outils dans ce système et que cela dépend de la volonté d’Hachem et de sa mission sur terre. Cependant, tout comme David hamelekh, moins le système a été construit, plus cela veut dire que le potentiel pour cette personne de construire un système de lien extraordinaire est grand et donc le potentiel de bonheur qu’il peut atteindre sur terre également grand. Dans les prochains numéros, nous développerons la création du système du lien dans l’enfance, quelle étape ce lien doit traverser à l’âge adulte, et comment l’homme de cette manière arrive au bonheur avec l’aide de Dieu. Alors, lorsque la nechama lui envoie un message de frustration ou de manque, l’homme saura interpréter et comprendre le message à l’endroit, et savoir comment nourrir son nefech et goûter au bonheur. ‘Hodech tov !  

Les midots qui constituent l’anatomie psychique de l’homme, en réalité, la personnalité de l’homme

Les midots qui constituent l’anatomie psychique de l’homme, en réalité, la personnalité de l’homme 27/05/2025 Nous nous trouvons quelques jours seulement avant Chavouot, et finissons le décompte de ces jours du Omer qui séparent la période de Pessa’h à celle de Chavouot. Les midots que nous travaillons pendant le Omer sont celles qui vont nous permettre d’accomplir la torah aussi bien que possible. Autrement, si notre personnalité n’est pas construite, l’étude de la torah ne sera qu’un « élixir de mort ». Nous allons donner un aperçu rapide des midots qui constituent l’anatomie psychique de l’homme, en réalité, la personnalité de l’homme. Les sfirot que nous avons compté et que nous continuons à compter jusqu’à Chavouot représentent dans la torah tous les traits de caractère qu’un homme doit acquérir pour pouvoir ressembler à hachem,  se connecter à Lui, et dévoiler Son nom sur terre. De même, comme nous l’avons dit, sans ces midots, l’homme n’arrivera pas à accomplir la torah. La première mida, celle du ‘hessed, est celle qui donne à l’homme la capacité de s’aimer, aimer autrui, et aimer Hachem. Grace à cette mida, l’homme a des émotions positives pour son entourage, se lie et prend en considération les besoins de son entourage. Il est également capable d’aimer sans conditions ou intérêt, de ne pas se vexer, de pardonner et de continuer à faire du bien même quand il a été blessé. C’est la base de toutes les midots, et c’est la plus importante. La 2e , la midat hagvoura, la rigueur, est celle qui donne à l’homme la capacité d’être ordonné, ponctuel, responsable, d’avoir une auto discipline, de la constance, d’affronter les difficultés dans la vie, de se battre et d’avancer envers et contre tout. La 3e mida, la midat hatiferet, est celle qui amène un équilibre dans la personnalité de l’homme, et l’empêche d’être extrémiste, perfectionniste, de tout voir en blanc ou en noir, d’associer l’amour à la rigueur et la rigueur a l’amour, de supporter des situations même lorsqu’elle ne sont pas toutes roses, de juger autrui favorablement, d’avoir de la miséricorde, et de ne  pas se vanter. La 4e mida, la midat hanetsah, est celle qui donne à l’homme la capacité de réaliser son potentiel, d’utiliser ses forces dans le monde de l’action, de se réaliser. la 5e mida, la midat hahod, donne la capacité à l’homme d’être avenant, sa présence n’est pas pesante, il ne se plaint pas, c’est aussi la capacité de remercier, de voir le bien qu’on lui fait , de reconnaitre ses torts et de les avouer, ainsi que d’avoir du tact. la 6e mida, la midat hayessod, donne la capacité a l’homme d’utiliser toutes les capacités et forces qu’hachem lui a donné pour faire du bien à l’entourage, pour donner à ceux qui l’entoure. Et la dernière mida, la midat hamalkhout, donne la capacité a l’homme de s’annuler, de s’effacer, et de comprendre que tout ce qu’il réalise sur terre, il ne peut y parvenir qu’avec l’intervention d’hachem, ce qui l’amène à l’humilité. (la conscience qu’il ne fait que remplir son devoir, et exprimer les capacités qu’hachem lui a donné et qu’il n’a pas a s’enorgueillir.) Ces midots que nous travaillons jusqu’à chavout, et qui constituent l’ensemble de la personnalité de l’homme, sont celles qui acheminent l’abondance matérielle et spirituelle entre les mondes supérieurs et les mondes inferieurs. Plus une personne travaille sa personnalité, plus elle achemine d’abondance dans sa vie, puis la vie de son entourage, plus elle répare le monde, et rapproche la délivrance finale. Nous traiterons dans les prochains dossiers de certaines faces de ces midots plus en profondeurs, en vous souhaitant ‘hag sameah, et une bonne préparation à la réception de la torah ! Nitsa Taieb   Du centre Thorapie  Spécialiste du nefesh d’après la thorah 

Comment mériter la délivrance mois de Adar ?

Comment mériter la délivrance mois de Adar ? 27/02/2025 Les fêtes de Pourim et Pessah qui viennent célébrer les délivrances dans l’histoire du peuple juif ne sont pas seulement des fêtes de commémoration d’un vieux passé.  Ce sont des fêtes qui possèdent dans leur intériorité la force de délivrer chaque juif à chaque époque jusqu’à la fin des temps, comme il est écrit,  חייב אדם לראות את עצמו כאילו הוא יצא ממצרים « l’homme a l’obligation de se voir sortir d’Egypte ». Le mois d’Adar et la fête de Pourim constituent une première étape de délivrance indispensable à la délivrance de la fête de Pessah. Nous allons donc essayer de comprendre comment le mois d’Adar va réaliser en nous cette délivrance. ‘Hazal dit : « miché nikhnass adar marbim bessim’ha  » lorsque le mois d’Adar débute, nous devons augmenter la joie ». En quoi la clé de la délivrance se trouve-t-elle dans ces termes, et comment une personne triste peut-elle se forcer à être heureuse si elle traverse une période difficile ? Et pourtant Hachem ne nous demande pas l’impossible, il nous donne seulement toutes les indications nécessaires pour exploiter au mieux la force que contiennent ces grands jours. L’apogée de la simha a lieu lorsque le juif, le jour de Pourim reçoit l’ordre de déconnecter son « daat », sa conscience, חייב איניש לבסומא דפוריא עד דלא ידע et il mérite alors une première délivrance le jour de Pourim qui dépasse la délivrance de Kippour. Déconnecter le daat de quoi ? Et en quoi cela va nous amener à la sim’ha ? Pour cela, nous devons retourner un petit peu en arrière dans l’histoire, à l’époque d’Adam harichon (le premier homme). Pour consommer le fruit de l’arbre de la connaissance, Adam harichon a dû se déconnecter de la volonté d’Hachem et se connecter à sa propre volonté, celle de consommer le fruit. (Les raisons étaient purement spirituelles, nous étudions l’histoire uniquement pour comprendre l’impact de la faute en ce qui nous concerne à nous au niveau de la réparation). L’élément à l’intérieur de l’homme qui nous permet de nous connecter ou nous déconnecter s’appelle le « daat » et se trouve au niveau du tronc cérébral. Cette déconnection de la volonté d’Hachem et connexion à sa volonté a fait plonger Adam harichon et tous ses descendants dans un parcours de réparation long de 6000 ans. À ce moment-là, la force du daat s’est connectée à la volonté de l’homme, et de là s’est ensuivi une avalanche de malédictions qui n’étaient qu’une conséquence de la faute. Entre autre, la souffrance, la tristesse, les difficultés de couple, de parnassa, d’éducation… enfin, toutes les difficultés du Olam azei. Les concepts de souffrance et de tristesse sont donc nés au moment où la force du daat s’est déconnectée de la volonté d’Hachem. C’est ici que se trouve la clé de la réparation et du bonheur de l’homme sur terre, car chaque homme peut et doit retourner au gan éden, au niveau d’Adam harichon avant la faute, comme il est écrit : עולמך תראה בחייך, « tu verras ton monde de ton vivant » et c’est ainsi que chaque juif répare la faute d’Adam harichon , se délivre et rapproche la délivrance du peuple juif, במהרה בימינו .  Comment Hachem a-t-il prévu la réparation ? Et de quoi s’agit-il ? Dans le parcours de chaque juif sur terre, Hachem va créer à travers toutes sortes d’événements et de paramètres par sa sagesse infinie et insondable une volonté centrale à l’intérieur de lui. Et ensuite, il va priver l’homme de la réalisation de cette volonté. Cette volonté va être celle qui comme à l’époque d’Adam harichon va constituer le facteur de détachement de son « daat » de la volonté d’Hachem, car l’homme est préoccupé par sa propre volonté, et ne pense plus à la volonté d’Hachem. Cette volonté peut être déguisée par des déguisements parfois très clairs, et parfois beaucoup moins clairs (lorsqu’il s’agit par exemple d’une volonté spirituelle) mais toujours est-il que c’est elle qui va plonger l’homme dans une vie de souffrance et de tristesse car dès l’instant où l’homme est déconnecté de la volonté d’Hachem il tombe automatiquement dans le Olam azei et commence à souffrir.  Et donc nous comprenons qu’une personne malheureuse, est une personne qui a déconnecté son daat de la volonté d’Hachem et l’a connectée à sa volonté ! et c’est ainsi qu’Hachem nous dévoile la raison de toutes les malédictions dans la Torah en quelques mots : תחת אשר לא עבדת את השם בשמחה . Tu t’es déconnecté de ma volonté, tu t’es connecté à ta volonté, conséquence : la souffrance et la tristesse. Lorsque tu es joyeux, c’est lorsque ton daat est connecté à la volonté d’Hachem. Si tu es triste, c’est parce que tu t’es déconnecté. Et donc tu es tombé comme Adam harichon dans le Olam azei, avec toutes les douleurs et les difficultés que ce monde comprend, et tu n’es pas retourné au gan éden. Chaque année, Hachem veut nous délivrer : ce processus commence en Adar. Comment recevoir cette délivrance ? Hachem nous dit : sois joyeux. Comment être joyeux, rien ne va plus dans ma vie ? Effectivement, tu as connecté ton daat a ta volonté, et donc tu es constamment frustré, triste, en colère, nerveux, agacé, jaloux, déprimé, tu souffres :  reconnecte-toi à la volonté d’hachem, pense à ce qu’Hachem attend de toi et ce qu’Il veut de toi, pense un peu moins à ce que toi tu veux, et ainsi, ton daat sera connecté à la volonté d’hachem et tu seras délivré ; hachem veut qu’on le serve avec les paramètres précis qu’il nous a donnés, nos + et nos -, car telle est notre mission.   Tu sortiras de l’obscurité de ce monde, et retourneras à la lumière du gan éden. Tu seras donc nécessairement joyeux. Telle est la 1re clé de la délivrance, qui commence en Adar. En ce mois, nous devons mettre de côté toutes nos volontés qui nous rendent tristes et amers, et nous concentrer sur la chance que nous avons d’être en vie et de pouvoir Le servir, et faire Sa volonté. Notre daat se reconnecte à hachem, nous réaliserons alors la réparation de notre nechama , et mériterons les délivrances du mois de Adar et de Nissan, le retour au gan éden avec la fin de toutes nos  épreuves , la joie et la délivrance du peuple juif. Nitsa Taieb   Du centre Thorapie  Spécialiste du nefesh d’après la thorah  Retour